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Tchad: Inondations à Sarh : Le Gouverneur du Moyen Chari sur le Terrain

Publié le par Louba-heindé Séraphin Adoumngar

#Inondation: Sarh, 22 août 2024

Les quartiers de Kamati et Maïngara à Sarh sont actuellement submergés par les eaux du fleuve Barh Koh, qui se déversent dans les zones environnantes, causant des dommages considérables. En réponse à cette situation alarmante, le gouverneur du Moyen Chari, Abdramane Ahmat Bargou, s'est rendu sur place pour évaluer les impacts des inondations et apporter son soutien aux populations affectées.

Politique Le gouverneur de la région du Moyen-Chari sur le terrain à Sarh. Credit Photo de Koutou D.

Cette année, les inondations au Tchad ont pris une ampleur sans précédent, entraînant des pertes humaines tragiques dans le nord du pays. Les autorités locales craignent que la situation ne s'aggrave davantage si des mesures d'urgence ne sont pas mises en place rapidement.

Lors de sa visite, le gouverneur a rencontré les habitants touchés, écoutant leurs témoignages et constatant les destructions. Les maisons, les infrastructures et les cultures ont été gravement endommagées, laissant de nombreuses familles dans une situation précaire. Abdramane Ahmat Bargou a exprimé sa solidarité avec les sinistrés et a promis que le gouvernement mettrait tout en œuvre pour leur venir en aide.

"Nous devons agir rapidement pour fournir un soutien humanitaire et éviter que cette crise ne s'aggrave," a déclaré le gouverneur. "Il est crucial de mobiliser des ressources pour aider ceux qui ont tout perdu dans ces inondations."

Les équipes de secours sont déjà sur le terrain, distribuant de la nourriture, de l'eau potable et des fournitures essentielles aux familles déplacées. Cependant, la situation reste critique et nécessite une attention urgente de la part des autorités nationales et internationales.

Les inondations au Tchad soulèvent également des questions sur la gestion des ressources en eau et l'adaptation aux changements climatiques. Les experts appellent à des investissements dans les infrastructures de drainage et à des programmes de sensibilisation pour mieux préparer les communautés aux événements climatiques extrêmes.

Alors que Sarh fait face à cette crise, la solidarité et l'entraide deviennent plus que jamais essentielles pour surmonter cette épreuve. Les autorités locales continuent de travailler sans relâche pour atténuer les effets des inondations et protéger les populations vulnérables.

La situation à Sarh est un appel à l'action pour tous les acteurs concernés. Les inondations ne touchent pas seulement une région, mais mettent en lumière les défis plus larges auxquels le Tchad est confronté face aux aléas climatiques. La réponse collective et rapide sera déterminante pour sauver des vies et reconstruire l'espoir dans ces communautés touchées.

Par LOUBA-HEINDE Séraphin ADOUMNGAR, journaliste reporter et photographe.

seraphinnews.com
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Sommet de l’AES : Les défis des pays membres et les tensions géopolitiques

Publié le par Louba-heindé Séraphin Adoumngar

Lors du premier sommet de l’Organisation des États de l’Afrique de l’Est (AES), les dirigeants des pays membres se sont réunis pour examiner les préoccupations majeures qui affectent la région. Les discussions ont mis en lumière les défis économiques, sécuritaires et politiques auxquels sont confrontés ces pays, notamment la montée du terrorisme, les conflits internes et les crises humanitaires.

Sommet de l'AES.
Les présidents des pays de l’AES.

L’un des points saillants de cette rencontre a été l’impact négatif que l’AES a eu sur les pays du G5-Sahel, une coalition formée pour lutter contre le terrorisme dans cette région particulièrement vulnérable. Les membres du G5-Sahel ont exprimé leurs inquiétudes quant à la fragilisation de leur situation sécuritaire, exacerbée par des rivalités régionales et des interventions extérieures. Cette dynamique a soulevé des questions sur la coopération entre les différentes organisations africaines et la nécessité d’une approche unifiée pour faire face aux menaces communes.

À l’issue des discussions, une note a été adressée au Conseil de sécurité des Nations unies, dans laquelle les pays membres de l’AES ont accusé l’Ukraine de soutenir des organisations terroristes. Cette accusation, bien que controversée, reflète les tensions géopolitiques croissantes et le besoin de désigner des boucs émissaires dans un contexte où la sécurité nationale est souvent mise à mal par des acteurs extérieurs.

Les dirigeants ont souligné que ces accusations ne visaient pas seulement à pointer du doigt un pays, mais à attirer l’attention internationale sur le soutien perçu que certains États apportent à des groupes qui déstabilisent la région. Ils ont appelé à une action concertée de la communauté internationale pour contrer le terrorisme et renforcer la résilience des États africains.

Ce sommet de l’AES a mis en lumière non seulement les défis internes des pays membres, mais aussi les ramifications géopolitiques qui compliquent davantage la situation sécuritaire en Afrique. Les décisions prises lors de cette rencontre pourraient avoir un impact significatif sur l’avenir de la coopération régionale et sur les efforts visant à instaurer la paix et la stabilité dans une région déjà en proie à de multiples crises.

Par LOUBA-HEINDE Séraphin ADOUMNGAR journaliste reporter et photographe.

Image net.

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Célébration du 80ème anniversaire du débarquement en Provence : La France rend également hommage aux soldats tchadiens

Publié le par Louba-heindé Séraphin Adoumngar

Le 15 août 2024, la France a commémoré le 80ème anniversaire du débarquement de Provence, un hommage particulier ayant été rendu aux soldats africains, y compris aux soldats tchadiens qui ont joué un rôle essentiel dans la libération de la France.

Politique et société.
Le compte twitter de l'article.

L’ambassade de France au Tchad a souligné l’importance de reconnaître les sacrifices des combattants africains en déclarant : « La France a rendu hommage aux combattants africains dont les soldats tchadiens qui ont joué un rôle crucial dans la Libération de la France » sur son compte X (ex-Twitter) ce 15 août 2024. 

Pour rappel, dans la nuit du 14 au 15 août 1944, le débarquement de Provence a vu la participation déterminante des tirailleurs d’Afrique du Nord et d’Afrique subsaharienne – qui ont payé un lourd tribut à la victoire. Cet événement, surnommé « le débarquement oublié », mérite une reconnaissance appuyée pour le rôle crucial joué par les troupes africaines. Plus de la moitié des 450 000 soldats ayant participé à cette opération venait du continent africain. La commémoration du 15 août a ainsi été l’occasion de rendre hommage à ces soldats, et de rappeler leur rôle central dans le succès du débarquement.

Le Président français Emmanuel Macron, accompagné de 5 chefs d’Etat africains – Paul Biya (Cameroun), Faure Gnassingbé (Togo), Faustin-Archange Touadéra (Centrafrique), Azali Assoumani (Comores), Brice Oligui Nguema (Gabon) – ont explicitement reconnu le sacrifice de ces tirailleurs et l’importance de sa reconnaissance pour la mémoire franco-africaine : « Il n'y aurait pas eu de victoire alliée sans la contribution des autres peuples, sans les étrangers, et autres tirailleurs » africains, a insisté le chef d'État camerounais Paul Biya à cette occasion, s’exprimant au nom des chefs d'État étrangers. « Cette lutte a été menée ensemble, pour défendre les valeurs et les idéaux universels de paix et de justice », a-t-il poursuivi, soulignant le rôle joué par les « combattants » venus d'Afrique, « héritiers de traditions guerrières immémorables, admirables de courage, d'audace et de loyauté »

« Officiers de l'Empire ou enfants du Sahara, natifs de la Casamance ou de Madagascar, (...) ils n'étaient pas de la même génération, ils n'étaient pas de la même confession, (...) ils étaient pourtant l'armée de la nation, armée la plus fervente et la plus bigarrée», a rappelé Emmanuel Macron, en soulignant le rôle joué par l'armée d'Afrique lors du débarquement de Provence.

« Si la France a pu écrire sous son drapeau “Liberté, égalité, fraternité”, c'est en partie grâce aux tirailleurs sénégalais », a en outre insisté N'Dongo Dieng, tirailleur ayant participé aux guerres d'Indochine et du Cameroun, lors des célébrations. « La France nous avait oubliés, mais ils sont en train de rattraper le temps perdu », a ajouté de son côté Oumar Diémé, ancien tirailleur sénégalais.

Ces héros africains méconnus, par leurs sacrifices, ont apporté une contribution inestimable à la Libération de la France.

Célébration du 80ème anniversaire du débarquement en Provence : La France rend également hommage aux soldats tchadiens
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Tchad: prise en charge sanitaire des victimes d'inondations au Tchad.

Publié le par Louba-heindé Séraphin Adoumngar

Urgence sanitaire au Tchad.
Site des sinistrés.

L'équipe COUSP sur place sur un site des sinistrés.Photo @Kaldor.

Le samedi 17 août 2024, le ministre de la Santé publique, Dr Abdelmadjid Abderahim, a effectué une visite sur le terrain pour évaluer les conditions de vie des victimes d’inondations qui ont frappé certaines régions du Tchad. Cette visite s'inscrit dans le cadre des efforts du gouvernement pour assurer une réponse rapide et efficace face à cette crise humanitaire.

Par LOUBA-HEINDE Séraphin ADOUMNGAR, journaliste et expert en communication digitale. Com.Surge-Tchad

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À son arrivée, le ministre a rencontré les équipes médicales déployées sur les sites touchés, qui travaillent sans relâche pour fournir des soins aux personnes affectées. Dr Abderahim a souligné l'importance de mettre en place des dispositifs de prise en charge sanitaire adaptés aux besoins spécifiques des victimes, notamment en matière de soins médicaux, de vaccination et de prévention des maladies infectieuses.

« Nous sommes ici pour nous assurer que chaque victime reçoit l’attention médicale nécessaire. Notre priorité est de protéger la santé des populations touchées et de prévenir toute épidémie qui pourrait survenir à la suite de ces inondations », a déclaré le ministre lors de son intervention.

Les équipes médicales, composées de médecins, d'infirmiers et de travailleurs sociaux, sont mobilisées pour fournir des soins immédiats et évaluer les besoins sanitaires des sinistrés. Des centres de santé temporaires ont été établis dans les zones les plus touchées, offrant des consultations médicales, des soins préventifs et une assistance psychosociale.

En parallèle, des campagnes de sensibilisation sont lancées pour informer les populations sur les mesures d'hygiène à adopter afin d'éviter la propagation de maladies comme le choléra ou la malaria. Les autorités sanitaires insistent sur l'importance de l'accès à l'eau potable et à des installations sanitaires adéquates dans ces zones sinistrées.

La solidarité nationale se mobilise également, avec des dons en médicaments et en matériel médical provenant d'organisations non gouvernementales et d'autres partenaires. Le ministre a remercié toutes les personnes et organisations qui contribuent à cette cause essentielle.

Alors que les équipes continuent leur travail sur le terrain, le gouvernement tchadien reste déterminé à répondre aux besoins urgents des victimes d’inondations et à rétablir une situation sanitaire stable dans les régions touchées. La résilience et la solidarité du peuple tchadien sont mises à l’épreuve, mais avec un soutien adéquat, il est possible de surmonter cette crise.

LOUBA-HEINDE Séraphin ADOUMNGAR

@photo kador, cousp.

@photo kador, cousp.

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Tchad:Tchad: Élections au Tchad : Entre agitation politique et controverses senatoriales-législatives

Publié le par Louba-heindé Séraphin Adoumngar

À l'approche des élections au Tchad, une agitation palpable s'empare de certains partis politiques, qui semblent plus préoccupés par leurs messages de candidature que par la nature des élections à venir. Les appels à candidatures fusent, incitant les sympathisants à soumettre leurs dossiers, y compris la caution de 5000 FCFA exigée. Cependant, cette précipitation soulève des questions quant à la préparation et à la compréhension des enjeux électoraux

Politique et société.
Image d'illustration.

L'Autorité Nationale de Gestion Électorale (ANGE) n'a pas encore pris position, bien que les lois régissant les élections sénatoriales, législatives et communales aient été récemment promulguées. Cette situation crée un flou qui pourrait nuire au bon déroulement du processus électoral.

L'ancien Premier ministre, Dr Succès MASRA, critique fermement les nouvelles lois promulguées par le président Mahamat Idriss Déby Itno. Selon lui, ces lois sont dépourvues de sens et ne répondent pas aux véritables besoins du pays. Il appelle à leur annulation, arguant qu'il existe des solutions viables pour structurer le paysage politique tchadien, notamment en appliquant la règle de trois pour mieux répartir le nombre de députés par région.

La population tchadienne, quant à elle, semble divisée et en désaccord avec les récentes réformes administratives. Les voix s'élèvent de tous horizons, mais le gouvernement semble rester impassible face aux revendications populaires. Ce silence peut alimenter un sentiment d'inquiétude et de mécontentement au sein de la population.

Selon la nouvelle constitution, un projet de loi doit être étudié pendant 15 jours avant d'être promulgué par le président. Cependant, les lois récemment adoptées ont largement dépassé ce délai stipulé dans l'article 87. Cette situation rappelle des précédents historiques, comme le code pastoral promulgué sous le feu Maréchal Idriss Déby Itno, qui a été retiré peu après sa mise en vigueur, ainsi que le serment confessionnel.

La tension monte alors que les élections approchent. Les partis politiques doivent prendre conscience des enjeux cruciaux qui se dessinent et s'engager dans un dialogue constructif avec la population. Une approche réfléchie et inclusive est essentielle pour éviter une crise électorale qui pourrait aggraver les divisions déjà présentes dans le pays. Le Tchad a besoin d'un cadre législatif solide et d'une gouvernance transparente pour garantir des élections justes et équitables.

Par Salomon et K. Josiane

Image d'illustration.

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#Tchad: Urgence Climatique au Tchad : Une Réaction Trop Tardive face aux Inondations

Publié le par Louba-heindé Séraphin Adoumngar

Au Tchad, un problème crucial de culture et d'éducation se profile à l’horizon. Trop souvent, les autorités et la population attendent que la catastrophe se manifeste pour réagir. Depuis plus d'un mois, les inondations touchent de nombreuses régions, mais la sensibilisation et l'action concrète font cruellement défaut.

Société
La carrière SNER en plein milieu des quartiers dans la capitale N'Djaména.


Récemment, une pluie diluvienne a submergé plus de la moitié de la ville de N'Djamena, suscitant une réaction immédiate du président, qui a survolé la ville en hélicoptère. Cette tournée a donné l'impression d'une mobilisation rapide pour mettre en place un service d'urgence dédié à la gestion des inondations. Cependant, cette promesse semble loin de se concrétiser. Ce phénomène naturel exige une vigilance constante et une préparation adéquate, pas seulement des interventions ponctuelles.

La nouvelle équipe de réponse, bien qu'instaurée, semble privilégier certains Tchadiens au détriment d'autres. Les membres clés du gouvernement sont mis en avant, tandis que le travail véritable sur le terrain demeure largement inachevé. De nombreux quartiers continuent de faire face à des niveaux d'eau alarmants, attendant désespérément la saison sèche pour retrouver un semblant de stabilité.

Face à cette situation, les jeunes de la capitale se mobilisent en observateurs des ruissellements d'eau, capturant des vidéos et des photos pour les partager sur les réseaux sociaux. Bien qu'ils soulignent les dangers, leur action reste symbolique et ne remplace pas une réponse structurée et efficace. Pendant ce temps, de nombreuses provinces, notamment dans le centre et le nord du pays, souffrent également de cette crise.

Des établissements scolaires et même certaines églises accueillent désormais des sinistrés, mettant en lumière l'impact dévastateur de ces inondations sur la vie quotidienne des Tchadiens. La prise de conscience du changement climatique est plus que jamais nécessaire. Certaines zones où vivent des populations doivent être évacuées sans condition afin de structurer la gestion des eaux pluviales pendant la saison des pluies.

La situation actuelle menace non seulement la sécurité des populations, mais aussi le bon déroulement des programmes scolaires et des élections à venir. Il est impératif que les autorités adoptent une approche proactive face aux défis climatiques, en intégrant des stratégies durables et efficaces pour prévenir de telles catastrophes à l'avenir.

Le Tchad doit apprendre à anticiper plutôt qu'à réagir, car chaque inondation est un rappel cruel que le changement climatique n'attend pas.

Par LOUBA-HEINDE Séraphin ADOUMNGAR, journaliste indépendant et blogueur.

@Photo.seraphinnews.com
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#Tchad: Réflexions sur l’Accès à l’Enseignement Supérieur : Entre Équité et Excellence

Publié le par Louba-heindé Séraphin Adoumngar

Le moment tant attendu de l’inscription des nouveaux bacheliers est à nos portes, et avec lui, la promesse d’un avenir meilleur pour des milliers de jeunes. Cependant, il est crucial de ne pas oublier les autres élèves qui aspirent également à poursuivre leur parcours éducatif en classe supérieure. Le gouvernement a récemment pris des décisions qui semblent favoriser les bacheliers, en particulier les filles, en facilitant leur accès aux universités et à certains instituts sans concours d’entrée. Bien que ces mesures visent à promouvoir l’égalité des chances, elles soulèvent des questions importantes sur la qualité de l’éducation et la véritable valeur de la réussite académique. Par LOUBA-HEINDE Séraphin Adoumngar 



Aujourd’hui, il est regrettable de constater que la réussite aux examens ne semble plus être synonyme d’excellence. De nombreux étudiants obtiennent leur diplôme non pas grâce à leurs compétences ou à leur travail acharné, mais plutôt par un coup de chance. Cette situation soulève une problématique alarmante : le niveau d’éducation dans notre pays est en déclin, et cette baisse de niveau n’est pas suffisamment abordée. Les réformes éducatives doivent aller au-delà des simples mesures d’inclusion ; elles doivent également garantir que tous les élèves, indépendamment de leur sexe ou de leur origine, aient accès à une formation de qualité.

Il est impératif que le gouvernement prenne le temps d’analyser les véritables réalités des lauréats. Qui sont ces jeunes qui réussissent ? Quels sont leurs parcours ? Quelles sont les conditions qui leur ont permis d’atteindre ce stade ? En cherchant à comprendre les vrais visages de ces bacheliers, nous pourrions identifier les lacunes du système éducatif et mettre en place des solutions adaptées.

Il ne s'agit pas seulement d'ouvrir des portes, mais aussi de s'assurer que ces portes mènent à des institutions qui garantissent un enseignement de qualité. La réussite doit être le fruit d'un travail rigoureux et d’une formation solide, et non d’un hasard ou d’un avantage temporaire.


En définitif, si le gouvernement souhaite réellement promouvoir l'égalité des chances dans l'éducation, il doit veiller à ce que chaque étudiant ait accès à un enseignement de qualité, tout en s’attaquant aux causes profondes de la baisse du niveau scolaire. C'est seulement ainsi que nous pourrons bâtir un système éducatif qui prépare véritablement nos jeunes à relever les défis du monde moderne.

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#Tchad : Promulgation Controversée des Lois Organiques, le président Mahamat Idriss Deby Itno prend ses responsabilités.

Publié le par Louba-heindé Séraphin Adoumngar

Le président de la République du Tchad, Mahamat Idriss Deby Itno, a promulgué, par les décrets 0296, 0297 et 0298, trois lois organiques qui suscitent de vives réactions au sein de la société. Ces textes, respectivement relatifs à la composition du parlement, au régime des inéligibilités et des incompatibilités, ainsi qu’aux statuts des collectivités autonomes, ont été adoptés malgré les critiques croissantes.

Les lois organiques au Tchad. Le Tchad sous pression de la promulgation des trois lois organiques.

La Loi organique sur la composition du parlement vise à redéfinir la structure législative du pays, mais soulève des inquiétudes quant à la représentation équitable des différentes régions et groupes sociaux. De nombreux observateurs craignent que cette réforme ne favorise une concentration du pouvoir entre les mains de quelques acteurs politiques.

La Loi sur les inéligibilités et incompatibilités est également au cœur des débats. Elle impose des restrictions sur les candidatures à des postes parlementaires, ce qui pourrait exclure certains leaders d'opinion et réduire la diversité politique. Les voix critiques estiment que ces mesures pourraient entraver la démocratie en limitant l'accès au processus électoral.

Enfin, la "Loi déterminant le nombre et les limites des collectivités autonomes" a suscité des préoccupations concernant la décentralisation et l'autonomie locale. Alors que le Tchad cherche à renforcer la gouvernance locale, certains craignent que cette loi ne soit utilisée pour redessiner les frontières administratives à des fins politiques, ce qui pourrait exacerber les tensions régionales.

Malgré ces controverses, le président Deby a choisi de promulguer ces lois en cascade, affirmant qu'elles sont essentielles pour le développement institutionnel du pays. Cette décision a été perçue par certains comme un acte de défi face aux critiques, tandis que d'autres y voient une volonté de réformer le paysage politique tchadien.

Les réactions ne se sont pas fait attendre. Des organisations de la société civile et des partis d'opposition ont annoncé leur intention de contester ces lois devant les instances compétentes, arguant qu'elles compromettent les principes démocratiques et les droits fondamentaux.

Alors que le Tchad se trouve à un carrefour politique crucial, cette promulgation soulève des questions fondamentales sur l'avenir de la démocratie et de la gouvernance dans le pays. Les prochains mois seront déterminants pour observer comment ces lois seront mises en œuvre et quelles répercussions elles auront sur la vie politique tchadienne.

Par LOUBA-HEINDE Séraphin ADOUMNGAR, journaliste, reporter et photographe.

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Afrique: La Russie gagne peu à peu l'espace de la France

Publié le par Louba-heindé Séraphin Adoumngar

Dans une interview accordée au micro de la Deutsche Welle (DW) le 7 août dernier, le chercheur Malte Lierl, de l’Institut Clingendael aux Pays-Bas, est revenu sur la politique de Vladimir Poutine et de la Russie en Afrique à l’approche de l’anniversaire des 25 ans au pouvoir du Président russe. Parmi les points marquants de son bilan politique, il y a ce rapprochement avec plusieurs Etats africains ces dernières années. Malte Lierl revient sur la stratégie du Kremlin en Afrique, ses intérêts, mais aussi la popularité de Vladimir Poutine auprès d’une frange de la population du continent.

DW : Vladimir Poutine est au pouvoir depuis 25 ans maintenant. Et ces dernières années, on assiste à un regain d'intérêt du Kremlin pour l'Afrique. Comment est-ce que cet intérêt ravivé s'explique ? 

La Russie a toujours été présente en Afrique, tant dans le secteur des matières premières que dans la diplomatie, par exemple pour tenter d'obtenir des voix africaines aux Nations unies. Mais depuis que le conflit avec l'Occident s'est intensifié, c'est-à-dire depuis le début de la guerre en Ukraine en 2014 [l'annexion de la Crimée, ndlr] et encore plus depuis 2022, l'Afrique est devenue encore plus importante pour la Russie.

En Afrique, la Russie peut affaiblir l'Occident en matière de politique étrangère, elle peut aussi contourner les sanctions, par exemple en important de l'or de la République centrafricaine ou en effectuant des opérations de change. Mais c'est aussi devenu un champ d'action pour la Russie depuis que la Russie est plus isolée dans d'autres régions du monde.

[…]

DW : Quels sont les intérêts économiques du Kremlin en Afrique ?

Prenons l’exemple de l'or en République centrafricaine. Là-bas, la Russie a la possibilité d'encaisser plusieurs milliards d'euros grâce à des contrats miniers - en dehors des régimes de sanctions occidentaux. Au Mali, des entreprises occidentales sont toujours actives, mais le gouvernement paie des mercenaires que la Russie met à disposition. Ainsi, la Russie peut également y profiter indirectement de l'exploitation des ressources.

DW : Est-ce qu'on peut affirmer que la Russie se réimplante plus fortement en Afrique dans des pays particulièrement vulnérables ?

On peut dire que la Russie offre un paquet aux militaires au pouvoir ou aux gouvernements non-démocratiques, qui consiste en des mercenaires, des campagnes de désinformation, des conseils politiques, la répression de la contestation et des médias indépendants. Cette offre est très attrayante pour les dictateurs, mais elle a en fait peu à offrir à la société civile. Elle rend les dirigeants des pays touchés par la vague de coups d'Etat militaires d'autant plus dépendants de la Russie que les gouvernements militaires ne parviennent pas à protéger seul leur population civile. 

DW : Vous avez dit que ce que propose la Russie aux dirigeants africains présente peu d'avantages pour les populations. Pourtant, on a l'impression que Vladimir Poutine conserve une image très positive auprès de nombreux Africains. Comment l'expliquer ?

Les faits sont là : la Russie offre très peu d'aide au développement aux civils africains, en fait une aide infime. Elle a également peu contribué à l'amélioration de la situation sécuritaire et beaucoup contribué, en revanche, à sa détérioration. Des attaques contre des civils, voire des massacres, sont documentés dans la région qui ont été perpétrés par des mercenaires russes.

La répression de toute contestation et des médias indépendants est également directement liée aux conseils politiques dispensés par la Russie, et en République centrafricaine, les conseillers militaires russes ont travaillé jusqu'aux plus hauts niveaux de la planification militaire. 

Dans cette mesure, ce qui résulte au final de l'engagement russe pour la population civile ne doit pas être considéré comme très positif. 

Dans le même temps, la Russie a créé un potentiel de protestation dans les capitales des pays du Sahel et d'autres pays africains à travers l'ensemble du spectre politique, des organisations islamistes jusqu’aux groupes antimondialisation. Ainsi, elle montre une présence assez importante dans les rues. Cela influence l'opinion publique, tout comme les campagnes de désinformation menées depuis la Russie.

(…) Mais le fait est que les médias indépendants sont désormais réprimés dans ces pays et que ce que l'on voit à la surface n'est pas forcément représentatif de la manière dont la société dans son ensemble perçoit la Russie, notamment les parties de la société qui sont touchées par les attaques des forces de sécurité ou des mercenaires russes.

DW : Vous qui connaissez bien le Sahel, comment voyez-vous la région dans un avenir proche ? Est-ce que les pays de l'AES (le Burkina Faso, le Mali, le Niger) vont désormais miser seulement sur la Russie, la Chine - et peut-être la Turquie et l'Iran - et totalement abandonner la coopération avec l'Occident ? Ou est-ce que différents partenariats sont possibles ? 

Je ne pense pas qu'à l'heure actuelle, la porte soit fermée à un engagement européen au Sahel. 
Le risque est que les autorités militaires deviennent de plus en plus dépendantes de la Russie. (…) Elles auront alors de moins en moins la possibilité de coopérer en même temps avec l'Europe ou les États-Unis, car la Russie peut essayer de les en empêcher activement.

Mais nous n'en sommes pas encore là. Je pense qu'il existe encore toute une série d'intérêts communs et de possibilités de coopération entre l'Europe et ces pays, qui peuvent encore être explorés et qui pourraient peut-être se transformer en coopération concrète grâce à un dialogue politique discret.

 

Afrique: La Russie gagne peu à peu l'espace de la France
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Tchad: Soutien au Nexus humanitaire-développement dans la Province du Lac-Tchad.

Publié le par Louba-heindé Séraphin Adoumngar

En déplacement dans la province du Lac-Tchad, nous avons eu l’honneur de rencontrer le Gouverneur, le Général M. Saleh Haggar Tidjani, ainsi que les responsables des services déconcentrés de l’État et les acteurs humanitaires œuvrant dans la région. Cette rencontre a été l’occasion d’échanger sur la situation humanitaire préoccupante de la province et d’aborder la nécessité cruciale de soutenir le Nexus Humanitaire-Développement.

Service humanitaire dans le Lac-Tchad Rencontre avec le gouverneur du Lac-Tchad par l'équipe des humanitaire dirigée par Idriss Mahamat Ali A. Nassour.

La province du Lac-Tchad, touchée par des crises multiples, fait face à des défis humanitaires majeurs. Les communautés d’accueil, ainsi que les réfugiés et les personnes déplacées internes (IDPs), se trouvent dans une situation de vulnérabilité extrême. Il est impératif d’adopter une approche intégrée qui combine l’aide humanitaire et le développement durable pour permettre à ces populations de retrouver leur autonomie.

Nous saluons le leadership et l’engagement indéfectible du Gouverneur dans les efforts déployés pour améliorer les conditions de vie des populations vulnérables. Son action proactive dans le cadre du développement local témoigne d’une volonté claire de répondre aux besoins urgents tout en planifiant un avenir meilleur pour tous.

Les échanges ont mis en lumière plusieurs initiatives déjà en cours, ainsi que des pistes de collaboration entre les acteurs humanitaires et les autorités locales. Le soutien au Nexus Humanitaire-Développement est essentiel pour accompagner les communautés dans leur processus de rétablissement et d’autonomisation. Cela passe par la mise en œuvre de programmes qui favorisent l’accès à l’éducation, à la santé, à la sécurité alimentaire, et à des moyens de subsistance durables.

En somme, la rencontre avec le Gouverneur et les acteurs présents souligne l’importance d’unir nos efforts pour créer un environnement propice à la résilience des populations affectées par ces crises. Ensemble, nous pouvons transformer cette situation difficile en une opportunité de développement durable pour le Lac-Tchad.

Par Kadadoum N. et Séraphin.

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