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actualite et culture

#Société: Quand le Palais devient prison : le Président seul face aux miroirs de ses courtisans.

Publié le par Louba-heindé Séraphin Adoumngar

Société
Mme Adira KODNELTANGAR

Il existe aussi une violence silencieuse, invisible aux yeux du peuple, qui ne fait pas de bruit comme les coups de feu et ne laisse pas de sang sur le sol mais qui tue tout autant : C'est la violence du mensonge organisé autour du pouvoir. C'est le venin lent distillé chaque jour dans l'oreille du chef par ceux qui ont fait de leur proximité avec lui une arme, un commerce, un empire personnel.

Au Tchad comme dans beaucoup d'États africains héritiers de structures politiques fragiles, le Président de la République est souvent le personnage le plus puissant et, paradoxalement, le plus mal informé du pays. Non par manque d'intelligence, non par désintérêt mais parce que ceux qui l'entourent ont compris, depuis longtemps, que l'information est le premier pouvoir. Celui qui contrôle ce que le chef entend, contrôle ce que le chef pense. Et celui qui contrôle ce que le chef pense, contrôle ce que le chef décide. Le courtisan n'a donc pas besoin d'un titre officiel ni d'une fonction visible pour gouverner dans l'ombre. Il lui suffit d'un accès privilégié, d'une oreille attentive, et d'un talent consommé pour l'art du récit orienté.

Ce phénomène, que la science politique nomme: capture du pouvoir par les intermédiaires, est l'un des maux les plus dévastateurs des systèmes présidentiels à faible contre-pouvoir institutionnel. Il ne s'agit pas d'une simple question de mauvais conseillers. Il s'agit d'un système entier, rodé, structuré, dans lequel des individus ont intérêt à ce que le Président reste coupé de la réalité. Car un chef bien informé est un chef qui tranche, qui réforme, qui sanctionne et qui, ce faisant, menace les privilèges de ceux qui prospèrent dans le désordre et l'opacité. Un chef mal informé, au contraire, est un chef qu'on peut manipuler, un chef qu'on peut utiliser contre ses propres ennemis. Un chef dont la signature devient une arme personnelle entre les mains de ses proches.

Les fiches mensongères que ces courtisans font remonter ne sont pas de simples erreurs d'appréciation. Ce sont des actes délibérés, calculés, destinés à éliminer des concurrents, à bloquer des voix gênantes, à protéger des réseaux d'intérêts que la vérité mettrait en danger. Un fonctionnaire intègre qui dérange, un officier qui refuse de se soumettre, une femme engagée qui parle trop clairement, un citoyen qui ose nommer les choses, un journaliste qui ose dénoncer deviennent des cibles pas par des balles nécessairement mais par des rapports, par  des dossiers montés de toutes pièces ou par des chuchotements dans les couloirs du palais. Et le Président, exposé à ces récits sans disposer des outils pour les vérifier, finit par croire à une réalité qui n'est que le reflet déformé de l'intérêt de ses entourages.

Le résultat est tragique pour toute une nation. Les décisions prises sur la base de cette réalité fictive se traduisent sur le terrain par des nominations ineptes, des sanctions injustes, des politiques publiques déconnectées des besoins réels, et une méfiance croissante entre l'État et les citoyens. Le peuple, lui, vit dans la vraie réalité, celle des marchés qui flambent, des routes dangereuses, des hôpitaux sans médicaments, des jeunes sans avenir.... Et lorsqu'il constate que les décisions venues d'en haut ne correspondent à rien de ce qu'il vit, il décroche, il se résigne ou il se radicalise.

La barrière entre le Président et son peuple n'est donc pas géographique,  ele n'est pas culturelle non plus, elle est humaine et intentionnelle. Elle est faite de corps qui s'interposent, de filtres qui tordent, de langages qui édulcorent. Elle est faite de tous ces "Oui, Excellence" qui remplacent les vérités nécessaires. Elle est faite du silence de ceux qui savent, mais qui ont appris que parler vrai coûte cher et que le mensonge est mieux récompensé. Dans cet environnement, la flatterie devient une compétence professionnelle, la servilité devient une stratégie d'ascension et l'honnêteté devient une faute.

Ce que le Président Mahamat Idriss Déby doit comprendre et accepter d'entendre, c'est que gouverner dans cet environnement sans le briser activement, c'est gouverner contre son propre peuple, même sans le vouloir. La bonne intention ne suffit pas quand les canaux d'information sont corrompus à la source. Il faut une volonté politique explicite, courageuse et visible de rompre avec cette stratégie. Cela commence par des actes concrets : aller soi-même à la rencontre des citoyens ordinaires, sans protocole ni mise en scène, dans les marchés, les villages, les hôpitaux, les écoles. Écouter sans filtre ce que disent les femmes qui portent l'eau sur plusieurs kilomètres, les enseignants sans craie, les malades sans soins, les jeunes sans emploi. Non pour en faire des images de communication, mais pour en faire la matière première des décisions.

Cela exige aussi de sanctionner publiquement et sans exception les abus commis par ceux qui portent l'uniforme de l'État. Chaque gendarme qui rançonne, chaque policier qui brutalise, chaque soldat qui terrorise une communauté sans être inquiété envoie un message clair au peuple : l'État n'est pas là pour te protéger, il est là pour te dominer. Cette impunité ronge le lien de confiance plus sûrement que n'importe quelle propagande ne saurait le reconstruire. La justice sélective sévère avec les petits, aveugle avec les puissants n'est pas de la justice c'est de la domination habillée en droit.

Il faut également que le Président comprenne que les voix qui le dérangent sont souvent les plus précieuses. Le juriste qui pointe une illégalité, le journaliste qui interroge une décision, le militant qui nomme une injustice, l'intellectuel qui propose une alternative , ces voix ne sont pas des ennemis du régime ce sont plutôt les anticorps d'une société qui veut survivre. Les écouter, les protéger, créer les conditions dans lesquelles elles peuvent s'exprimer sans risquer leur liberté ou leur vie , c'est cela, gouverner pour un peuple. Monsieur le Président, ce n'est pas une faiblesse,  c'est la marque d'un leadership mature, sûr de lui, qui n'a pas besoin du mensonge pour se maintenir.

Enfin, il y a cette responsabilité que nul ne peut porter à la place du Président : choisir ses conseillers non pour leur loyauté servile, mais pour leur honnêteté courageuse. Un conseiller qui dit toujours oui est un conseiller inutile. Un conseiller qui filtre, oriente et manipule est un conseiller dangereux. Un vrai conseiller est celui qui, au risque de déplaire, dit ce qu'il voit, ce qu'il croit, ce que le pays vit réellement et qui le fait par amour de la vérité et du bien commun, non par calcul personnel.

Le Tchad mérite mieux que d'être gouverné au travers de miroirs déformants. Le peuple tchadien patient, résilie, souvent silencieux mais jamais aveugle attend depuis trop longtemps que le palais s'ouvre à sa réalité. Ce n'est pas une révolution qu'il réclame, c'est simplement la vérité. Et un chef qui accepte la vérité, même quand elle est dure, est un chef qui peut encore changer le cours des choses.

Adira Kodneltangar,
Une citoyenne éprise 
de la paix .

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#Sport #Basketball: Le basket tchadien lance un appel à la révolution et au soutien des sponsors

Publié le par Louba-heindé Séraphin Adoumngar

Sport
Le staff de Airtel et les responsables de la FTBB

Le basketball tchadien traverse une période charnière, marquée par une montée en puissance des jeunes talents qui se battent pour faire briller leur discipline sur la scène nationale et internationale. Après des années de stagnation, il est temps de reconnaître que le Tchad a besoin d'un véritable soutien, en particulier de la part des sponsors, pour propulser le basketball vers de nouveaux sommets.

Depuis trop longtemps, nos structures publicitaires sont en souffrance. Le manque de financement et de partenariat a freiné le développement du sport au Tchad. Aujourd'hui, une révolution s'impose, portée par une jeunesse déterminée à faire entendre sa voix et à revendiquer un avenir meilleur pour le basketball. Les jeunes talents émergent de partout, prêts à relever les défis et à porter haut les couleurs de leur pays.

Nous appelons les autres disciplines sportives à s'inspirer de cette dynamique. La mobilisation autour du basketball peut servir de modèle pour d'autres sports au Tchad. Il est essentiel que tous les acteurs du sport unissent leurs forces pour créer un environnement propice à l'épanouissement des jeunes athlètes.

Dans ce contexte, nous avons vu des initiatives prometteuses, comme celle d'Airtel, qui envisage de soutenir plutôt les Sao U18 pour le résultat lors de l'Afrobasket Zone 4 mais non annoncé une prise en main d'un club de basket dans les championnats civils des provinces. Cette démarche est louable, mais elle doit être accompagnée d'un engagement sérieux et d'abord de sponsoriser les clubs.

Les équipements sportifs sont moins coûteux et ne représentent pas un investissement costaux pour aider les jeunes joueurs des différents âges et championnats. C'est vraiment crucial pour le développement des équipes, notamment pour notre équipe nationale U18 et les restes, qui doivent être constituées de joueurs talentueux et motivés.

Il est important que les sponsors cessent d'adopter une approche mercenaire en matière de publicité simple orienté sur leurs intérêts. Le sport ne doit pas être perçu uniquement comme un moyen d'accroître la visibilité des marques. Il s'agit avant tout d'un engagement envers la jeunesse et le développement d'une culture sportive solide. Les entreprises doivent comprendre que leur soutien ne se limite pas à un événement ponctuel ; il doit être constant et significatif.

Nous demandons donc aux sponsors de repenser leur stratégie et de s'engager véritablement aux côtés du basketball tchadien aussi bien d'autres disciplines. Rendre ses clients heureux ne passe pas uniquement par des campagnes publicitaires, mais par un soutien tangible qui profitera réellement aux athlètes et à la discipline dans son ensemble. Les apports lors des playoffs ne doivent pas être perçus comme un simple partenariat, mais comme une véritable contribution au développement du basketball au Tchad.

Le ministère de la jeunesse à travers son ministre, doit lister les entreprises échanger avec les responsables sur les possibilités du sponsors ou des choix des différentes disciplines pour la prise en charge. Ce ministère est rempli des acteurs principales du sport tchadien, des pratiquants, des entraineurs etc. Beaucoup d'institutions aujourd'hui ont des clubs de distraction auxquels disposent des budgets colossaux pour les jeux dans les weekend aux quartiers, allant jusqu'à créer un championnat dénommé "inter institution". C'est d'abord la jeunesse et la distraction après.

Ensemble, changeons de cap et soutenons cette jeunesse armée de volonté et d'audace. Le moment est venu d'investir dans l'avenir du basketball tchadien et de lui donner les moyens de briller sur la scène internationale. #U18 #Sao donne l'exemple et réveil la jeunesse tchadienne.

Par LOUBA-HEINDE Séraphin ADOUMNGAR 

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#Tchad: Les risques terribles sur les routes de Kousséri à N'Djamena, la survie quotidienne prime sur la sécurité.

Publié le par Louba-heindé Séraphin Adoumngar

Société
Une commerçante assise pratiquement pas sur une moto-taxi

Sur les routes qui relient Kousséri à N'Djamena, un constat alarmant s'impose : la précarité et le danger sont omniprésents. Chaque jour, des centaines de femmes, mères de famille souvent seules, bravent ces dangers pour transporter leurs marchandises, dans l'espoir d'assurer un avenir meilleur à leurs enfants. Ce parcours semé d'embûches est le reflet d'une réalité sociale difficile, où la survie quotidienne prime sur la sécurité.

La vie des femmes commerçantes de la capitale

Ces femmes, souvent divorcées ou veuves, se retrouvent dans une lutte constante pour subvenir aux besoins de leur famille. Leurs journées commencent tôt, chargées de marchandises allant des fruits et légumes aux textiles. Elles se déplacent principalement à moto-taxi, un moyen de transport populaire mais dangereux. Leur objectif est simple : garantir que leurs enfants puissent aller à l'école, manger à leur faim et payer leur loyer. Pourtant, cette quête de stabilité se heurte à des risques considérables.

Les dangers des transports sur les voies publiques

Le transport à moto-taxi est particulièrement préoccupant. Les conducteurs, souvent jeunes et inexpérimentés, ne respectent que rarement le code de la route. La vitesse excessive et l'absence de casques de sécurité sont monnaie courante. Les motos sont souvent surchargées, avec des marchandises empilées de manière précaire, laissant peu de place pour les passagers. Pire encore, certaines femmes se retrouvent perchées sur le porte-bagages en fer, une position extrêmement dangereuse qui les expose à des chutes mortelles en cas de freinage brusque ou d'accident.

Les contrôles routiers, censés garantir la sécurité des usagers, peuvent parfois aggraver la situation. Dans une tentative d'éviter ces contrôles, certains conducteurs prennent des risques encore plus grands, conduisant à des accidents tragiques qui pourraient être évités. Ces incidents ne se limitent pas aux blessures physiques ; ils engendrent également des violences corporelles entre conducteurs et forces de l'ordre.

Une action importante doit être lancée

Face à cette précarité et à ces dangers quotidiens, il est impératif d'agir. Plusieurs mesures pourraient être envisagées pour atténuer les risques encourus par ces femmes :

Organiser des campagnes de sensibilisation devraient être mises en place pour éduquer les conducteurs de moto-taxi sur l'importance du respect du code de la route et des bonnes pratiques de conduite. Offrir des formations régulières aux conducteurs de moto-taxi pourrait contribuer à réduire les comportements imprudents sur la route.

Amélioration des routes et la mise en place de pistes cyclables ou piétonnes pourraient également réduire les accidents. Proteger des passagers avec des réglementations strictes concernant le transport de passagers sur les motos devraient être appliquées afin d’assurer la sécurité des femmes commerçantes.

Mettre en place des programmes d'accompagnement par le ministère de l'action sociale pour aider ces femmes à diversifier leurs sources de revenus ou à accéder à des prêts pour développer leurs activités commerciales comme le fait le ministère de la jeunesse aux jeunes entrepreneurs.

Les routes entre Kousséri et N'Djamena sont bien plus qu'un simple chemin reliant deux villes ; elles sont le reflet d'une lutte quotidienne pour la survie et la dignité. Les femmes qui empruntent ces routes méritent une attention particulière et des mesures concrètes pour garantir leur sécurité. Il est temps d'agir pour préserver des vies humaines et offrir un avenir meilleur à ces mères courageuses qui se battent chaque jour pour leurs familles.

Par LOUBA-HEINDE Séraphin ADOUMNGAR 

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#Tchad #Festival des #arts et de la #culture : les communautés Marba, Kolon et Gogo célèbrent leur identité culturelle a N’Djamena.

Publié le par Louba-heindé Séraphin Adoumngar

Société et Culture

À travers des danses traditionnelles, des chants populaires et des prestations artistiques riches en couleurs, le Festival des arts et de la culture a été célébré ce matin en présence des autorités locales et des représentants des communautés Marba, Kolon et Gogo.

Cette rencontre culturelle a transformé l’espace festif en un véritable carrefour de traditions et de valorisation du patrimoine tchadien. Dès les premières heures de la cérémonie, les groupes de danse venus des différentes localités ont captivé le public par des rythmes traditionnels exécutés au son des tam-tams et des instruments locaux. Hommes, femmes et jeunes vêtus de tenues traditionnelles ont mis en avant la richesse culturelle et l’identité ancestrale de leurs communautés.

Le maire de la commune du 9ème arrondissement Djimtogbaye Appolin ainsi que le promoteur culturel AZUMEINA Nankéré Ozias ont souligné l’importance de cette célébration qui constitue, selon eux, un cadre de transmission des valeurs culturelles aux jeunes générations. Ils ont insisté sur la nécessité de préserver les traditions face aux mutations sociales et à l’influence grandissante de la modernité.

Prenant la parole, les autorités locales ont salué l’engagement des communautés Marba, Kolon et Gogo dans la promotion de la paix, du vivre-ensemble et de la cohésion sociale à travers la culture. Les représentants des chefs de race et les représentants des cantons ont rappelé que la diversité culturelle demeure l’un des piliers de l’unité nationale et du développement social.

Au-delà de l’aspect festif, cette célébration apparaît comme une vitrine du patrimoine culturel tchadien. Les prestations artistiques, les chants traditionnels et les expressions folkloriques ont permis au public de redécouvrir les richesses culturelles des peuples du sud du Tchad.

Cette édition du Festival des arts et de la culture réaffirme ainsi la place centrale de la culture dans la préservation de l’identité des peuples et dans le renforcement du dialogue entre les communautés.

Par Sérata Justine et Viviane Yankingain 

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#TCHAD #Culture: Lancement officiel du film intitulé "infâme"

Publié le par Louba-heindé Séraphin Adoumngar

Société et Culture
Le journaliste cinéaste, Patrice De la joie

Le promoteur culturel du journal en ligne cloche TV Madjadoum Patrice De la joie a lancé officiellement hier la projection du film intitulé "Infâme" dans l'enceinte du lycée collège Saint Etienne dans le 7e arrondissement. Selon lui, il s'agissait d'un long métrage qui a coûté plus de 15.000.000 FCFA. L' idée de réaliser ce film est parti d'un constat réel des faits qui relatent le comportement de beaucoup de chefs de familles qui ne pensent qu'à eux et qui trouvent que les dernières décisions leurs reviennent. C'est dans ce contexte que dans ce film nous voyons un père de famille qui a poussé loin en tissant la relation sexuelle avec la copine de sa fille à son insu. Une relation qui a longue a aboutie à une grossesse et un avortement et qui a finalement causé un bras de fer au sein de la famille à t-il martelé. IL convient de noter que le réalisateur n'a pas perdu de vue à tous ceux qui étaient là jusqu'à la réalisation de ce film.J'espère porter un jour un peu loin ce travail et présenter à compétition à t-il conclut.

 

Yankingaye Viviane journaliste stagiaire 

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#Tchad #Culture: Cérémonie de clôture de la 3ème édition du "Festival au Cœur de l’Art" à Bakara, une reconnaissance des talents culturels

Publié le par Louba-heindé Séraphin Adoumngar

Culture et musique
Cérémonie de clôture de la 3ème édition du "Festival au Cœur de l’Art" à Bakara, une reconnaissance des talents culturels

Le dimanche 10 mai 2026, la ville de Bakara a vibré au rythme de la créativité et de l'engagement culturel lors de la cérémonie de clôture de la 3ème édition du Festival au Cœur de l’Art. Cet événement, devenu un rendez-vous incontournable pour les acteurs culturels du Tchad et d'ailleurs, a été marqué par une ambiance festive et chaleureuse, célébrant les contributions significatives à la promotion des arts et de la culture.

Organisée par l’Association des journalistes culturels du Tchad, la cérémonie a mis en lumière le travail acharné et le dévouement des panelistes invités, qui ont partagé leur expertise et leur passion au cours des différentes activités du festival. Pour honorer leurs contributions, des attestations de reconnaissance ont été remises à plusieurs personnalités éminentes du monde culturel.

Parmi les récipiendaires, A'Salfo, le charismatique leader du groupe Magic Système, a été salué pour son influence dans la musique africaine et son engagement à promouvoir les talents émergents. Mory Touré, journaliste culturel et formateur respecté, a également reçu une distinction pour son rôle essentiel dans la formation des nouvelles générations de journalistes culturels au Tchad.

Abou Kamate, Directeur du MASA (Marché des Arts du Spectacle Africain), a été reconnu pour ses efforts inlassables dans la promotion des arts en Afrique, tandis que Maowndoé Célestin, Directeur d'Au Cœur de l’Art, a été honoré pour son engagement à faire rayonner l'art tchadien sur la scène internationale.

Enfin, madame Esther BELLI, figure emblématique et personne ressource Au Nom de l’Art, a vu son travail salué pour sa contribution à l'éducation artistique et à la sensibilisation culturelle dans le pays.

Cette cérémonie a non seulement été un moment de reconnaissance, mais aussi une occasion de réflexion sur l'importance de la culture dans le développement social et économique du Tchad. Les intervenants ont souligné le rôle crucial que joue l'art dans la cohésion sociale et l'identité nationale.

Le Festival au Cœur de l’Art continue de s'affirmer comme une plateforme essentielle pour les artistes, les journalistes et tous ceux qui œuvrent pour la promotion de la culture au Tchad. En rassemblant des talents divers et en favorisant les échanges, cet événement contribue à dynamiser le paysage culturel tchadien.

La 3ème édition du festival s'est ainsi clôturée sur une note d'espoir et d'engagement collectif pour un avenir culturel riche et diversifié. Les participants sont déjà impatients de se retrouver pour la prochaine édition, qui promet d'être encore plus inspirante et rassembleuse.

Par LOUBA-HEINDE Séraphin ADOUMNGAR 

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#Culture #SARH:14 ans après, la culture reprend vie en fanfare

Publié le par Louba-heindé Séraphin Adoumngar

Culture
Cérémonie culturelle à Sarh

Après quatorze années de silence, Sarh a vibré à nouveau au rythme de sa jeunesse. La première édition de la Semaine culturelle inter-établissements s’est refermée ce dimanche 26 avril sur une note de pleine réussite, consacrant le retour d’un rendez-vous longtemps attendu.

Point d’orgue de cette clôture : la consécration des talents. Plusieurs établissements ont brillé dans les différentes disciplines. Le Lycée-Collège Humanité s’impose au concours Miss et en arts plastiques, tandis que le lycée Thomas Jefferson décroche le trophée du théâtre. Le lycée Collège Saint Charles Lwanga s’illustre en culture générale, le lycée Alnada en poésie, et le lycée Ahmed Mangué en danse moderne. La danse traditionnelle revient au lycée Technique Commercial, alors que le lycée Renaissance Arabe remporte le prix d’interprétation. L’éloquence a, quant à elle, été dominée par un élève de seulement 10 ans du lycée collège Larmé.

Au classement général, le lycée Renaissance Arabe s’adjuge la première place des établissements arabophones, suivi du Lycée-Collège Humanité, tandis que le lycée Larmé se hisse en tête du classement global.

Au-delà des distinctions, l’événement aura surtout été un creuset d’expression, de formation et d’engagement citoyen. « Après 14 ans de silence, Sarh a parlé, chanté et dansé », s’est réjoui le Directeur du Palais des Arts et de la Culture Ngarta Tombalbaye, Guedallah Hissein Kalami.

Les autorités éducatives et politiques n’ont pas manqué de saluer cette renaissance culturelle. Pour la Déléguée provinciale de l’Éducation nationale, Mme Djikoloum née Mougalbaye, cette initiative révèle « le talent, la créativité et l’esprit de cohésion » des élèves, tout en constituant une véritable école de vie.

Même son de cloche du côté du président du Conseil provincial du Moyen-Chari, Dieudonné Djonabaye, qui voit en cette jeunesse « dynamique et courageuse » une force capable de bâtir l’avenir. « Ce que la jeunesse veut, la jeunesse peut », a-t-il martelé avec conviction.

Malgré des moyens modestes, les organisateurs regardent déjà vers l’avenir, avec une deuxième édition annoncée en janvier 2027. L’ambition est claire : faire de Sarh un véritable carrefour culturel au Tchad.

Correspondance, la Voix du Moyen-Chari 

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#Tchad #Danse: Vivez la fête de la danse à N'Djaména à l'Ift

Publié le par Louba-heindé Séraphin Adoumngar

Danse
La fête de la danse à l'IFT


‎À l'occasion de la journée internationale de la danse qui sera célébrée ce mercredi 29 avril 2026 dans le monde entier, le président du collectif des danseurs du Tchad Firmin Minayadé organise à l'Institut français du Tchad (Ift) les danses traditionnelles, folkloriques, hip-hop, afro-dance et contemporaine pour agrémenter cette journée. Cette manifestation culturelle est organisée sous le patronage du Maire de la ville de N'Djaména, Mr Senoussi Hassana Abdoulaye 
‎La commémoration de cette journée sera également marquée en amont par une grande caravane des artistes danseurs à travers la ville de N'Djaména. Ce gigantesque événement commémoratif est également sponsorisé par  la Mairie de N'Djaména, les BDT et l'Institut français du Tchad (Ift). Les spectacles sont offerts gratuitement à partir de 17h à l'Ift.

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#Tchad: Festival des Arts et de la Culture Azumeïna-Marba

Publié le par Louba-heindé Séraphin Adoumngar

Festival des Arts et de la Culture Azumeïna-Marba, une première édition placée sous le signe de la paix et du développement.

Culture
Festival des Arts et de la Culture Azumeïna-Marba

La communauté Azumeïna-Marba a lancé la première édition du Festival des Arts et de la Culture, un événement dédié à la valorisation de l’identité culturelle et au renforcement de la cohésion sociale. Cette initiative culturelle s’inscrit sous le thème : « Identité culturelle au service de la paix et du développement ».

À travers ce festival, les organisateurs ambitionnent de promouvoir les valeurs traditionnelles, l’histoire et le patrimoine culturel du peuple Marba, tout en mettant en avant la diversité culturelle comme un facteur essentiel de paix et de progrès.

Cette conférence souligne que l’Ethnie Marba est composée de quatre principales communautés : Azumeïna, Gogo, Kolon et Marba de la Kabbia (Markabi). Ces communautés sont unies par une même langue, des traditions et des pratiques culturelles communes.

Une richesse culturelle partagée

Le document met en évidence plusieurs éléments identitaires qui fondent l’unité culturelle du peuple Marba. Il s’agit notamment :

de la langue marba, parlée avec des variantes selon les régions ;

de la fête traditionnelle Vuntulan, célébrée comme une fête du Nouvel An ;

des rites d’initiation tels que Lébèda et Gor Fuleyna ;

des traditions agricoles et guerrières, liées notamment au cheval ;

des coutumes sociales, notamment le mariage et les rites funéraires.

Les organisateurs rappellent également que la culture ne se limite pas aux festivités, mais constitue un socle important dans la construction d’une société. Il insiste sur le fait que la culture englobe l’ensemble des connaissances, valeurs, croyances, modes de vie et institutions qui caractérisent un peuple. 

 Cette première édition, du Festival des Arts et de la Culture Azumeïna-Marba commencera du 26 mai au 30 mai 2026 à walia Goumna 

L’événement se présente comme une opportunité de transmission intergénérationnelle et de promotion de la paix à travers l’unité culturelle.

Ainsi, ce festival vise non seulement à préserver l’héritage culturel, mais aussi à renforcer le vivre-ensemble et encourager une dynamique de développement durable basée sur les valeurs locales.

Remadji Koulna & Serata Justine, journalistes stagiaires

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#Religion: Clôture du 50 ans jubilé d’or pastorale du Professeur ABEL NDJERAREOU

Publié le par Louba-heindé Séraphin Adoumngar

Religion
Le Professeur, Pasteur Ndjerareou Abel

La cérémonie officielle de clôture du jubilé marquant 50 ans de mission pastorale du Professeur ABEL NDJERAREOU s’est tenu ce jour à l’hôtel de la place. Cette rencontre a rassemblé les autorités, fidèles et invités autour d’un moment de reconnaissance, bilan et d’appel à la relève spirituelle et sociale.

C’est une journée de reconnaissance et d’action de grâce. Un moment de prière, témoignage et hommage. Ce fut également un temps de communion fraternelle et une bénédiction qui a rassemblé les fidèles autorités, et responsables religieux. Après les moments de louanges et d’adorations, vient tour à tour les témoignages marquant les parents, amis et collaborateurs du Pasteur Ndjerareou Abel.

Prenant la parole, le Pasteur Ndjerareou Abel laisse entendre sa reconnaissance en ces moments en ces termes « mon âme béni le l’Eternel et n’oublie aucun de ces biens faits ». Selon lui 50 années au service de Dieu mais aussi au service des hommes est une grâce. 

L’homme de Dieu n’a pas perdu de vu aux parents, amis qui l’ont accompagné lors de sa consécration.

Le programme prévoit également une présentation officielle du livre réédité par le Professeur Doumi, avant une prière de clôture conduite par l’Apôtre Gelnoudji Yagoua suivie de la bénédiction finale du Pasteur Ndjerareou.

Il faut noter qu’à travers cette célébration placée sous le signe de la gratitude, le Pasteur Abel Ndjerareou marque un demi-siècle de service pastoral, tout en transmettant un message de foi, de fidélité et de relève générationnelle. 

REMADJI KOULNA & YANKINGAYE VIVIANE, journalistes stagiaires

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