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#Société: Quand le Palais devient prison : le Président seul face aux miroirs de ses courtisans.

Publié le par Louba-heindé Séraphin Adoumngar

Société
Mme Adira KODNELTANGAR

Il existe aussi une violence silencieuse, invisible aux yeux du peuple, qui ne fait pas de bruit comme les coups de feu et ne laisse pas de sang sur le sol mais qui tue tout autant : C'est la violence du mensonge organisé autour du pouvoir. C'est le venin lent distillé chaque jour dans l'oreille du chef par ceux qui ont fait de leur proximité avec lui une arme, un commerce, un empire personnel.

Au Tchad comme dans beaucoup d'États africains héritiers de structures politiques fragiles, le Président de la République est souvent le personnage le plus puissant et, paradoxalement, le plus mal informé du pays. Non par manque d'intelligence, non par désintérêt mais parce que ceux qui l'entourent ont compris, depuis longtemps, que l'information est le premier pouvoir. Celui qui contrôle ce que le chef entend, contrôle ce que le chef pense. Et celui qui contrôle ce que le chef pense, contrôle ce que le chef décide. Le courtisan n'a donc pas besoin d'un titre officiel ni d'une fonction visible pour gouverner dans l'ombre. Il lui suffit d'un accès privilégié, d'une oreille attentive, et d'un talent consommé pour l'art du récit orienté.

Ce phénomène, que la science politique nomme: capture du pouvoir par les intermédiaires, est l'un des maux les plus dévastateurs des systèmes présidentiels à faible contre-pouvoir institutionnel. Il ne s'agit pas d'une simple question de mauvais conseillers. Il s'agit d'un système entier, rodé, structuré, dans lequel des individus ont intérêt à ce que le Président reste coupé de la réalité. Car un chef bien informé est un chef qui tranche, qui réforme, qui sanctionne et qui, ce faisant, menace les privilèges de ceux qui prospèrent dans le désordre et l'opacité. Un chef mal informé, au contraire, est un chef qu'on peut manipuler, un chef qu'on peut utiliser contre ses propres ennemis. Un chef dont la signature devient une arme personnelle entre les mains de ses proches.

Les fiches mensongères que ces courtisans font remonter ne sont pas de simples erreurs d'appréciation. Ce sont des actes délibérés, calculés, destinés à éliminer des concurrents, à bloquer des voix gênantes, à protéger des réseaux d'intérêts que la vérité mettrait en danger. Un fonctionnaire intègre qui dérange, un officier qui refuse de se soumettre, une femme engagée qui parle trop clairement, un citoyen qui ose nommer les choses, un journaliste qui ose dénoncer deviennent des cibles pas par des balles nécessairement mais par des rapports, par  des dossiers montés de toutes pièces ou par des chuchotements dans les couloirs du palais. Et le Président, exposé à ces récits sans disposer des outils pour les vérifier, finit par croire à une réalité qui n'est que le reflet déformé de l'intérêt de ses entourages.

Le résultat est tragique pour toute une nation. Les décisions prises sur la base de cette réalité fictive se traduisent sur le terrain par des nominations ineptes, des sanctions injustes, des politiques publiques déconnectées des besoins réels, et une méfiance croissante entre l'État et les citoyens. Le peuple, lui, vit dans la vraie réalité, celle des marchés qui flambent, des routes dangereuses, des hôpitaux sans médicaments, des jeunes sans avenir.... Et lorsqu'il constate que les décisions venues d'en haut ne correspondent à rien de ce qu'il vit, il décroche, il se résigne ou il se radicalise.

La barrière entre le Président et son peuple n'est donc pas géographique,  ele n'est pas culturelle non plus, elle est humaine et intentionnelle. Elle est faite de corps qui s'interposent, de filtres qui tordent, de langages qui édulcorent. Elle est faite de tous ces "Oui, Excellence" qui remplacent les vérités nécessaires. Elle est faite du silence de ceux qui savent, mais qui ont appris que parler vrai coûte cher et que le mensonge est mieux récompensé. Dans cet environnement, la flatterie devient une compétence professionnelle, la servilité devient une stratégie d'ascension et l'honnêteté devient une faute.

Ce que le Président Mahamat Idriss Déby doit comprendre et accepter d'entendre, c'est que gouverner dans cet environnement sans le briser activement, c'est gouverner contre son propre peuple, même sans le vouloir. La bonne intention ne suffit pas quand les canaux d'information sont corrompus à la source. Il faut une volonté politique explicite, courageuse et visible de rompre avec cette stratégie. Cela commence par des actes concrets : aller soi-même à la rencontre des citoyens ordinaires, sans protocole ni mise en scène, dans les marchés, les villages, les hôpitaux, les écoles. Écouter sans filtre ce que disent les femmes qui portent l'eau sur plusieurs kilomètres, les enseignants sans craie, les malades sans soins, les jeunes sans emploi. Non pour en faire des images de communication, mais pour en faire la matière première des décisions.

Cela exige aussi de sanctionner publiquement et sans exception les abus commis par ceux qui portent l'uniforme de l'État. Chaque gendarme qui rançonne, chaque policier qui brutalise, chaque soldat qui terrorise une communauté sans être inquiété envoie un message clair au peuple : l'État n'est pas là pour te protéger, il est là pour te dominer. Cette impunité ronge le lien de confiance plus sûrement que n'importe quelle propagande ne saurait le reconstruire. La justice sélective sévère avec les petits, aveugle avec les puissants n'est pas de la justice c'est de la domination habillée en droit.

Il faut également que le Président comprenne que les voix qui le dérangent sont souvent les plus précieuses. Le juriste qui pointe une illégalité, le journaliste qui interroge une décision, le militant qui nomme une injustice, l'intellectuel qui propose une alternative , ces voix ne sont pas des ennemis du régime ce sont plutôt les anticorps d'une société qui veut survivre. Les écouter, les protéger, créer les conditions dans lesquelles elles peuvent s'exprimer sans risquer leur liberté ou leur vie , c'est cela, gouverner pour un peuple. Monsieur le Président, ce n'est pas une faiblesse,  c'est la marque d'un leadership mature, sûr de lui, qui n'a pas besoin du mensonge pour se maintenir.

Enfin, il y a cette responsabilité que nul ne peut porter à la place du Président : choisir ses conseillers non pour leur loyauté servile, mais pour leur honnêteté courageuse. Un conseiller qui dit toujours oui est un conseiller inutile. Un conseiller qui filtre, oriente et manipule est un conseiller dangereux. Un vrai conseiller est celui qui, au risque de déplaire, dit ce qu'il voit, ce qu'il croit, ce que le pays vit réellement et qui le fait par amour de la vérité et du bien commun, non par calcul personnel.

Le Tchad mérite mieux que d'être gouverné au travers de miroirs déformants. Le peuple tchadien patient, résilie, souvent silencieux mais jamais aveugle attend depuis trop longtemps que le palais s'ouvre à sa réalité. Ce n'est pas une révolution qu'il réclame, c'est simplement la vérité. Et un chef qui accepte la vérité, même quand elle est dure, est un chef qui peut encore changer le cours des choses.

Adira Kodneltangar,
Une citoyenne éprise 
de la paix .

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#TCHAD #RGPH-3 : LE RECENSEMENT GÉNÉRAL DE LA POPULATION LANCÉ DÈS LE 20 JUIN 2026

Publié le par Louba-heindé Séraphin Adoumngar

Politique et société.
LE RECENSEMENT GÉNÉRAL DE LA POPULATION LANCÉ DÈS LE 20 JUIN 2026

La population tchadienne est appelée à se faire recenser dès le 20 juin 2026 dans le cadre du 3ᵉ Recensement Général de la Population et de l’Habitat, RGPH-3.

Selon les autorités, ce recensement vise à produire des données fiables sur la taille, la répartition et les caractéristiques de la population. L’objectif est de mieux équilibrer la vie des tchadiens à travers une planification basée sur des chiffres actualisés.

Le RGPH fournit la base pour la répartition des ressources publiques, la définition des circonscriptions électorales, et l’orientation des politiques sociales, de santé et d’éducation. Sans données à jour, les décisions de développement risquent d’être mal ciblées.

Le succès du RGPH-3 repose sur la participation de chaque ménage. Les agents recenseurs seront déployés sur l’ensemble du territoire dès le 20 juin. 

Un recensement exhaustif permet aussi d’identifier les zones les plus vulnérables et d’adapter les programmes d’appui. L’appel lancé à la population souligne l’enjeu : être compté, c’est peser dans les décisions qui détermineront l’avenir des services publics au Tchad.

Le gouvernement appelle donc tous les tchadiens à réserver un bon accueil aux équipes de terrain et à fournir les informations requises.

Par LOUBA-HEINDE Séraphin ADOUMNGAR 

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#Tchad #Média: La Dynaremet s'inquiète de la pression sur Stéphane Ouaye.

Publié le par Louba-heindé Séraphin Adoumngar

 

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#Sport #Basketball: Le basket tchadien lance un appel à la révolution et au soutien des sponsors

Publié le par Louba-heindé Séraphin Adoumngar

Sport
Le staff de Airtel et les responsables de la FTBB

Le basketball tchadien traverse une période charnière, marquée par une montée en puissance des jeunes talents qui se battent pour faire briller leur discipline sur la scène nationale et internationale. Après des années de stagnation, il est temps de reconnaître que le Tchad a besoin d'un véritable soutien, en particulier de la part des sponsors, pour propulser le basketball vers de nouveaux sommets.

Depuis trop longtemps, nos structures publicitaires sont en souffrance. Le manque de financement et de partenariat a freiné le développement du sport au Tchad. Aujourd'hui, une révolution s'impose, portée par une jeunesse déterminée à faire entendre sa voix et à revendiquer un avenir meilleur pour le basketball. Les jeunes talents émergent de partout, prêts à relever les défis et à porter haut les couleurs de leur pays.

Nous appelons les autres disciplines sportives à s'inspirer de cette dynamique. La mobilisation autour du basketball peut servir de modèle pour d'autres sports au Tchad. Il est essentiel que tous les acteurs du sport unissent leurs forces pour créer un environnement propice à l'épanouissement des jeunes athlètes.

Dans ce contexte, nous avons vu des initiatives prometteuses, comme celle d'Airtel, qui envisage de soutenir plutôt les Sao U18 pour le résultat lors de l'Afrobasket Zone 4 mais non annoncé une prise en main d'un club de basket dans les championnats civils des provinces. Cette démarche est louable, mais elle doit être accompagnée d'un engagement sérieux et d'abord de sponsoriser les clubs.

Les équipements sportifs sont moins coûteux et ne représentent pas un investissement costaux pour aider les jeunes joueurs des différents âges et championnats. C'est vraiment crucial pour le développement des équipes, notamment pour notre équipe nationale U18 et les restes, qui doivent être constituées de joueurs talentueux et motivés.

Il est important que les sponsors cessent d'adopter une approche mercenaire en matière de publicité simple orienté sur leurs intérêts. Le sport ne doit pas être perçu uniquement comme un moyen d'accroître la visibilité des marques. Il s'agit avant tout d'un engagement envers la jeunesse et le développement d'une culture sportive solide. Les entreprises doivent comprendre que leur soutien ne se limite pas à un événement ponctuel ; il doit être constant et significatif.

Nous demandons donc aux sponsors de repenser leur stratégie et de s'engager véritablement aux côtés du basketball tchadien aussi bien d'autres disciplines. Rendre ses clients heureux ne passe pas uniquement par des campagnes publicitaires, mais par un soutien tangible qui profitera réellement aux athlètes et à la discipline dans son ensemble. Les apports lors des playoffs ne doivent pas être perçus comme un simple partenariat, mais comme une véritable contribution au développement du basketball au Tchad.

Le ministère de la jeunesse à travers son ministre, doit lister les entreprises échanger avec les responsables sur les possibilités du sponsors ou des choix des différentes disciplines pour la prise en charge. Ce ministère est rempli des acteurs principales du sport tchadien, des pratiquants, des entraineurs etc. Beaucoup d'institutions aujourd'hui ont des clubs de distraction auxquels disposent des budgets colossaux pour les jeux dans les weekend aux quartiers, allant jusqu'à créer un championnat dénommé "inter institution". C'est d'abord la jeunesse et la distraction après.

Ensemble, changeons de cap et soutenons cette jeunesse armée de volonté et d'audace. Le moment est venu d'investir dans l'avenir du basketball tchadien et de lui donner les moyens de briller sur la scène internationale. #U18 #Sao donne l'exemple et réveil la jeunesse tchadienne.

Par LOUBA-HEINDE Séraphin ADOUMNGAR 

Images de @tchadinfo
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#Tchad: La clôture de la session ordinaire du congrès du parlement 

Publié le par Louba-heindé Séraphin Adoumngar

Assemblée Nationale
La clôture du congrès à l'Assemblée Nationale

La session ordinaire du Congrès du Parlement tchadien a été officiellement clôturée ce mercredi au Palais de la Démocratie, sous la présidence du président de l’Assemblée nationale et du Congrès, Ali Kolotou Tchaïmi. La cérémonie a rassemblé l’ensemble des parlementaires des deux chambres, ainsi que des représentants du gouvernement et des acteurs de la société civile.
Dans son discours de clôture, Ali Kolotou Tchaïmi a salué le travail accompli par les députés et les sénateurs tout au long de cette session. Il a notamment rappelé l’importance de la cohésion nationale et de la paix sociale, en particulier dans le contexte des violences intercommunautaires survenues récemment à Kim, dans la province du Mayo-Kebbi Est. « Le Congrès condamne fermement ces actes de violence et exprime ses condoléances aux familles des victimes. Il appartient à tous de préserver la paix et l’unité nationale », a déclaré le président du Congrès.
Le président Tchaïmi a également insisté sur la responsabilité du gouvernement dans la protection des populations et la sanction des auteurs de ces violences conformément aux lois de la République. « La sécurité des citoyens est une priorité. Nous attendons des mesures claires pour mettre fin à ces tragédies et assurer le vivre-ensemble », a-t-il ajouté.

Par Yankingaye Viviane , journaliste stagiaire

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TCHAD : #TANDJILÉ – #MIANBÉ : DES PLUIES TORRENTIELLES FONT DE GRAVES DÉGÂTS ET PROVOQUENT UN APPEL À L’AIDE

Publié le par Louba-heindé Séraphin Adoumngar

Climat
Une église locale complètement détruite

De violentes pluies torrentielles se sont abattues ce mardi sur la sous-préfecture de Mianbé, dans le département de Man-Mbagué, dans la Tandjilé, causant d’importants dégâts matériels dans plusieurs localités.

Selon un premier bilan, plus de dix habitations ont été gravement endommagées ou totalement détruites. De nombreux animaux sont portés disparus. L’église Tchagra Jéricho a été entièrement démolie sous la force des intempéries.

Mianbé est une zone souvent exposée aux crues en saison des pluies. La violence de cet épisode a dépassé les seuils habituels, laissant les familles sans abri et les infrastructures communautaires à terre.

Face à la catastrophe, un appel pressant est lancé aux pouvoirs publics, aux organisations humanitaires, aux confessions religieuses et aux personnes de bonne volonté. L’objectif : mobiliser un soutien matériel, financier et moral pour les familles sinistrées et participer à la reconstruction des infrastructures touchées.

L’urgence porte sur l’hébergement provisoire, l’accès à l’eau potable et la relance des activités agricoles. La solidarité nationale et internationale sera déterminante pour éviter que cette pluie diluvienne ne se transforme en crise humanitaire prolongée.

Les habitants de Mianbé, durement éprouvés, comptent désormais sur l’élan de solidarité pour surmonter cette épreuve causée par le changement climatique.

Images du journal visionnaire
Images du journal visionnaire

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#TCHAD: Un pas vers la modernisation des institutions tchadiennes

Publié le par Louba-heindé Séraphin Adoumngar

#Assemblée #Nationale: Adoption du Rapport de la Commission Mixte Paritaire au Palais de la Démocratie, un pas vers la modernisation des institutions tchadiennes

Assemblée Nationale
L'Assemblée Nationale du Tchad

Sous la présidence d'Ali Kolotou Tchaïmi, les parlementaires se sont réunis ce jour au Palais de la Démocratie pour examiner et adopter le rapport de la commission spéciale mixte paritaire chargée de la révision du règlement intérieur. Cette séance s'inscrit dans le cadre du processus de modernisation et d'adaptation du fonctionnement des institutions en vigueur au Tchad.

Après une présentation détaillée du rapport par la commission compétente, les députés et les sénateurs ont engagé des discussions approfondies sur les différentes propositions de modification. Ces modifications visent à renforcer l'efficacité, la transparence et la cohérence du cadre parlementaire régissant les travaux des institutions. Les échanges ont permis de mettre en lumière les attentes et les préoccupations des parlementaires concernant le fonctionnement actuel.

À l'issue de ces débats constructifs, le rapport de la commission mixte spéciale paritaire a été adopté à l'unanimité. Cette adoption marque une étape significative dans le renforcement du fonctionnement intellectuel et opérationnel du parlement tchadien, un élément clé pour assurer une meilleure gouvernance et une représentation efficace des citoyens.

Les autorités parlementaires ont salué l'esprit de consensus national qui a prévalu tout au long des travaux, soulignant l'importance de la collaboration entre les différentes composantes du parlement. Elles ont également réaffirmé leur engagement en faveur du renforcement de l'État de droit au Tchad, un principe fondamental pour le développement démocratique et la stabilité du pays.

Cette avancée dans la révision du règlement intérieur témoigne d'une volonté collective d'améliorer le fonctionnement des institutions et de répondre aux défis actuels auxquels fait face le Tchad. Les parlementaires espèrent que cette réforme contribuera à instaurer un climat de confiance entre les élus et les citoyens, tout en renforçant la légitimité des décisions prises au sein du parlement.

Par Yankingaye Viviane, journaliste stagiaire

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#Média #Environnement: Formation des journalistes environnementaux au CEFOD, vers une meilleure protection et collaboration

Publié le par Louba-heindé Séraphin Adoumngar

Média et Environnement
Me Laguerre Djerandi

La formation des journalistes des pays du Sahel se poursuit avec succès au Centre de Formation et de Développement (CEFOD) à N'Djamena, où l'ancien Bâtonnier et expert en droit, Maître Laguerre Djerandi, anime des sessions enrichissantes sur des thèmes cruciaux pour la profession. Cette initiative vise à renforcer les compétences des journalistes face aux défis auxquels ils font face dans un environnement souvent hostile.

Cadres juridiques de protection des journalistes

Le premier thème abordé par Maître Djerandi l'ancien batonnier concerne les cadres juridiques qui protègent les journalistes. Il a souligné l'importance des lois nationales et internationales qui garantissent la liberté de la presse. Les participants ont été sensibilisés aux instruments juridiques tels que la Déclaration universelle des droits de l’homme, le Pacte international relatif aux droits civils et politiques, ainsi que les législations spécifiques aux pays du Sahel. L’objectif est de permettre aux journalistes de mieux comprendre leurs droits et les recours disponibles en cas de violation.

Réponses juridiques face aux attaques

Dans un second temps, Maître Djerandi a abordé les réponses juridiques possibles face aux attaques dont peuvent être victimes les journalistes. Il a présenté différentes stratégies, notamment le dépôt de plaintes, le recours à des organisations de défense des droits humains, et l'importance de la documentation des incidents. Les participants ont été encouragés à ne pas rester passifs face à l'intimidation et à utiliser les mécanismes juridiques pour défendre leur intégrité et leur sécurité.

Collaboration entre journalistes, avocats et société civile

Un autre point fondamental de la formation a été la nécessité d'une collaboration étroite entre journalistes, avocats et membres de la société civile. Maître Djerandi a insisté sur le fait que cette synergie est essentielle pour renforcer la protection des journalistes et améliorer le climat de liberté d'expression dans la région. Les échanges d'expériences et les partenariats stratégiques peuvent jouer un rôle déterminant dans la lutte contre l'impunité et la promotion d'un environnement médiatique sain.

Étude de cas, témoignages et travaux de groupe

Enfin, la formation a inclus une étude de cas pratique, où les participants ont pu analyser des situations réelles rencontrées par des journalistes dans la région. Des témoignages poignants ont été partagés, illustrant les défis quotidiens auxquels font face les professionnels des médias. Les travaux de groupe ont permis aux participants de développer des solutions concrètes et adaptées aux réalités locales, tout en favorisant un esprit de solidarité et d’entraide.

Une meilleure formation sur la question juridique de l'environnement

Cette formation au CEFOD représente une étape significative pour renforcer les capacités des journalistes dans le Sahel. Grâce à l’expertise de Maître Laguerre Djerandi et à l’engagement des participants, cette initiative contribue à bâtir un environnement plus sûr pour la presse, essentiel à la démocratie et à la bonne gouvernance dans la région. Les journalistes formés sont désormais mieux armés pour défendre leurs droits et exercer leur métier avec courage et responsabilité.

Par LOUBA-HEINDE Séraphin ADOUMNGAR 

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#Politique: COMMUNIQUE DE PRESSE N°02/CDF/BN/SGN/2026

Publié le par Louba-heindé Séraphin Adoumngar

Politique et société.
Parti politique CDF

Drame de Koyom et Kim (Mayo-Boneye) : La CDF exige une réponse républicaine ferme face à la faillite sécuritaire

C’est avec une profonde tristesse et une vive indignation que le parti Convention pour la Démocratie et le Fédéralisme (CDF) a appris les exactions barbares perpétrées contre les paisibles populations des sous-préfectures de Koyom et Kim, dans le département du Mayo-Boneye. La CDF présente ses condoléances les plus attristées aux familles des victimes et souhaite un prompt rétablissement aux blessés.

Le parti constate avec amertume que ces drames humanitaires se jouent au moment même où une nouvelle vague d’officiers supérieurs est promue au grade de général, comme si cette inflation galopante des distinctions militaires tenait lieu de stratégie de sécurité nationale.

Rassurés par une impunité ambiante, les criminels ont franchi un palier gravissime dans l’horreur. Poussant l’audace et l’outrecuidance à leur paroxysme, ils ont filmé et diffusé leurs exactions à visage découvert sur les réseaux sociaux. L’analyse de ces images insoutenables suggère un mode opératoire aux caractéristiques explicitement djihadistes. Cette tragédie expose, de manière flagrante, les limites objectives et l’inefficacité de la politique sécuritaire ainsi que des méthodes de gestion des conflits actuelles du gouvernement. 

La CDF rappelle fermement au gouvernement que la gestion pacifique et la médiation sociale des conflits doivent être laissées prioritairement aux acteurs dont c’est la vocation naturelle : les leaders religieux, les structures de médiation coutumière et la société civile.

L’État ne doit pas se défausser de ses responsabilités. Il lui appartient d’assumer pleinement son rôle de détenteur du monopole de la violence légitime. À ce titre, il doit agir avec la plus grande rigueur pour restaurer l'autorité de l’État et faire régner la justice républicaine sur l’ensemble du territoire, de manière équitable et sans aucune complaisance envers les fauteurs de troubles.

L’histoire récente nous enseigne que face au péril djihadiste naissant à la fin des années 1990 dans la zone de Kono, le regretté Président Idriss Déby Itno avait su déployer la force publique avec une fermeté inflexible pour étouffer la menace dans l’œuf. Sans cette action vigoureuse, le fléau djihadiste aurait métastasé au Tchad bien avant de frapper le Nigéria voisin.

Par conséquent, la CDF exige du gouvernement :

1. Toute la lumière sur les événements tragiques du Mayo-Boneye ;
2. Le déploiement immédiat et efficace de ses pouvoirs régaliens pour défendre la laïcité, l'ordre républicain et la cohésion nationale ;
3. Le retour urgent au calme et à la sécurité dans la province du Mayo-Kebbi Est ainsi que sur toute l’étendue du territoire national.
                                                       
                 Fait le 08 juin 2026

            Pour le Bureau National,

Le Secrétaire Général National


                                                         NOUBATESSEM JONATHAN

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Publié dans Actualité, COMMUNICATION

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#TCHAD #ENVIRONNEMENT: Nomination de M. Mahamat Chérif Daoussa à la Présidence du Conseil d’Administration du FSE

Publié le par Louba-heindé Séraphin Adoumngar

Environnement et Biodiversité
Mahamat Chérif Daoussa le nouveau Président du FSE

Par le décret n°1008/PR/2026 du 22 mai 2026, M. Mahamat Chérif Daoussa a été nommé à la tête du Conseil d’Administration du Fonds Spécial en Faveur de l’Environnement (FSE), une institution stratégique chargée de mobiliser et de gérer les ressources destinées à la protection de l’environnement et à la promotion du développement durable.

La cérémonie d’installation a été présidée par Mme Evodia Pakouaré, Secrétaire générale adjointe à la Présidence de la République, en présence de plusieurs responsables administratifs, partenaires institutionnels et cadres du Fonds.

Dans son intervention, Mme Evodia Pakouaré a félicité le nouveau président pour la confiance qui lui a été accordée par les plus hautes autorités du pays. Elle l’a exhorté à poursuivre les efforts visant à renforcer la gouvernance du Fonds et à soutenir les initiatives environnementales conformément aux orientations du Gouvernement.

De son côté, M. Mahamat Chérif Daoussa a exprimé sa gratitude envers les autorités pour cette marque de confiance. Il a réaffirmé son engagement à travailler, avec l’ensemble des membres du Conseil d’Administration et les partenaires du FSE, au renforcement des mécanismes de financement des projets environnementaux et à la préservation des ressources naturelles du pays.

Par LOUBA-HEINDE Séraphin ADOUMNGAR.

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Publié dans FSE, Environnement, ONU, AFD, Actualité

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