Le ministre Boukar Michel a-t-il vraiment pris un « clando » pour aller au Conseil des ministres ? A ce niveau, les hommes des médias doivent être professionnels.
L'ancien ministre Boukar Michel
Une déclaration du ministre sortant des Télécommunications, Dr Boukar Michel, a fait le tour des réseaux sociaux, suscitant interrogations et réactions. Dans une phrase qui a été largement partagée, il a déclaré : « J’étais obligé de faire du clando… ». Mais que signifie réellement cette phrase ?
Selon les informations disponibles, le ministre faisait référence à un covoiturage avec des collègues, faute de véhicule. Il n'a pas pris un « clando » au sens littéral du terme, mais a plutôt utilisé ce terme pour décrire sa situation de transport. Dr Boukar Michel est connu pour être un homme d'État intellectuel et rigoureux dans son travail, ce qui rend peu probable une interprétation erronée de ses propos. Il est probable que ses paroles aient été sorties de leur contexte, ce qui a contribué à la confusion.
Il est important de prendre en compte le contexte dans lequel le ministre a fait cette déclaration pour comprendre son véritable sens. La phrase « J’étais obligé de faire du clando… » ne signifie pas nécessairement qu'il a pris un transport en commun informel, mais plutôt qu'il a dû trouver une solution de transport alternative en raison de l'indisponibilité d'un véhicule.
Bref, la déclaration du ministre Boukar Michel a été mal interprétée, et il est important de considérer le contexte pour comprendre son véritable sens.
Dr Issa Doubragne, porte-parole de la coordination nationale de campagne du Mouvement Patriotique du Salut (MPS)
Quelques heures après la clôture des élections législatives et locales couplées des 28 et 29 décembre, Dr Issa Doubragne, porte-parole de la coordination nationale de campagne du Mouvement Patriotique du Salut (MPS), a tenu un point de presse marquant la fin d’un processus électoral sans précédent dans l’histoire du Tchad.
Lors de cette conférence, Dr Doubragne a souligné l'importance de ces élections, les qualifiant d’« inédites » et de « réussite collective ». Il a exprimé sa gratitude envers les électeurs qui ont participé massivement au scrutin, témoignant ainsi de leur engagement envers la démocratie et le développement du pays.
« Ces élections représentent un tournant décisif pour notre nation. Elles sont le fruit d’un travail acharné et d’une volonté commune de bâtir un Tchad meilleur », a déclaré Dr Doubragne. Il a également mis en avant le rôle crucial joué par les institutions électorales et les observateurs nationaux et internationaux, qui ont contribué à la transparence et à la crédibilité du processus.
Le porte-parole du MPS a rappelé que ces élections ne se limitaient pas à un simple exercice démocratique, mais qu’elles constituaient une étape essentielle vers la stabilisation politique et le renforcement des institutions tchadiennes. En évoquant les défis à venir, il a appelé tous les acteurs politiques à œuvrer ensemble pour la paix et le développement durable du Tchad.
Dr Issa Doubragne a réaffirmé l'engagement du MPS à travailler pour le bien-être de tous les Tchadiens, indépendamment des résultats des élections. « Notre priorité reste la construction d’un Tchad uni, pacifique et prospère », a-t-il conclu.
Les résultats des élections devraient être annoncés dans les jours à venir, et le pays attend avec impatience de connaître l’issue de ce scrutin historique. Les regards sont désormais tournés vers les autorités compétentes pour garantir une transition pacifique et constructive, quelle que soit l’issue des élections.
Dans la nuit de dimanche à lundi 28 octobre 2024, le Tchad a été frappé par une tragique attaque des jihadistes de Boko Haram qui a coûté la vie à une quarantaine de militaires tchadiens. L'incident s'est produit dans la région du lac Tchad, près de la frontière nigériane, une zone déjà marquée par des violences récurrentes.
Face à cette menace persistante, le Président Mahamat Idriss Deby Itno s'est rendu sur les lieux de l'attaque et a immédiatement donné le coup d'envoi de l'opération Haskanite. Cette opération vise à poursuivre et traquer les assaillants jusqu'à leurs derniers retranchements. Le chef de l'État a exprimé sa détermination à protéger le pays et à restaurer la sécurité dans cette région instable.
Cependant, cette situation a également provoqué des réactions au sein du paysage politique tchadien. Une frange de politiciens, déchus par le secrétaire général du Mouvement Patriotique du Salut (MPS), Mahamat Zene Bada, s'est enflammée contre l'action du président. Ces voix critiques remettent en question la stratégie du gouvernement face à Boko Haram et expriment leur mécontentement quant à la gestion de la sécurité nationale.
Dans ce contexte tendu, le leader du mouvement Les Transformateurs, Dr Succès MASRA, a choisi d’adresser ses condoléances aux familles des soldats tombés lors de l'attaque à Barkaram. Il a souligné l'importance de rendre hommage à ces hommes qui ont sacrifié leur vie pour défendre la patrie.
Alors que le Tchad se retrouve à nouveau confronté à la menace de Boko Haram, l'unité nationale et la solidarité autour des forces armées sont plus que jamais nécessaires pour faire face à cette crise sécuritaire. L’opération Haskanite pourrait être un tournant décisif dans la lutte contre le terrorisme dans la région, mais elle devra également répondre aux attentes d'une population en quête de paix et de stabilité.
Par LOUBA-HEINDE Séraphin ADOUMNGAR, journaliste, reporter et photographe. Expert en Com. Digitale
Est-ce normal que la Fédération Tchadienne de Football Association, peut-elle interpeller un Sénateur de la République ?
L'Interpellation du Sénateur Laouna Ibrahim Foullah par la FTFA, un jeu politique ou une réaction justifiée ?
La récente interpellation du Sénateur Laouna Ibrahim Foullah par la Fédération Tchadienne de Football Association (FTFA) suscite de vives réactions au sein de l'opinion publique et des milieux sportifs. Cet incident est survenu à la suite d'une séance de travail au Sénat, où le sénateur a posé des questions pertinentes au ministre de la Jeunesse et des Sports, Abakar Naïr, concernant les élections qui ont conduit à l'élection de l'actuel président de la FTFA. De plus, il a soulevé des préoccupations sur les promesses de financement de plusieurs milliards faites à Idriss Youssouf Boy, un acteur influent du football tchadien.
Laouna Ibrahim Foullah n'est pas un inconnu dans le paysage sportif tchadien. Ancien joueur et dirigeant, il est reconnu comme une figure emblématique du football national, ayant consacré sa carrière à promouvoir le sport et à soutenir la jeunesse. Son engagement va bien au-delà du terrain, puisqu'il a également joué un rôle clé dans le développement des infrastructures sportives et la formation des jeunes talents. Dans ce contexte, son interpellation par la FTFA soulève des interrogations sur les motivations réelles derrière cette décision.
Les questions formulées par le sénateur lors de la séance au Sénat ne sont pas anodines. Elles mettent en lumière des pratiques qui pourraient entacher la transparence et l'intégrité des élections au sein de la FTFA. En posant ces questions, Laouna Ibrahim Foullah agit en tant que représentant du peuple, cherchant à garantir que les processus électoraux soient justes et équitables. Il est donc légitime de se demander si son interpellation n'est pas une tentative de museler une voix critique au sein d'un système qui pourrait être perçu comme opaque.
La réaction de la FTFA à cette interpellation pourrait être interprétée de différentes manières. D'un côté, certains y voient une volonté de défendre l'institution et ses dirigeants face à des accusations jugées infondées. De l'autre, d'aucuns s'interrogent sur le message que cela envoie aux autres acteurs du sport au Tchad : critiquer les décisions de la fédération pourrait entraîner des conséquences graves pour ceux qui osent s'exprimer.
Il est essentiel de rappeler que le sport, et en particulier le football, joue un rôle crucial dans la cohésion sociale et le développement économique du Tchad. Les dirigeants sportifs ont une responsabilité non seulement envers leurs membres, mais aussi envers la jeunesse et la population en général. Dans ce cadre, il est impératif que les institutions sportives garantissent la transparence et l'intégrité de leurs processus.
Les prochains jours seront cruciales pour déterminer l'issue de cette situation. Les acteurs du football tchadien, ainsi que les citoyens, doivent rester vigilants et engagés dans cette affaire. Il est essentiel que le débat autour de la gouvernance sportive soit ouvert et constructif, afin de garantir que le football tchadien puisse continuer à se développer dans un environnement sain et respectueux des valeurs démocratiques.
L'interpellation du Sénateur Laouna Ibrahim Foullah par la FTFA soulève des questions fondamentales sur la liberté d'expression, la transparence c'est pourquoi les élus ont le droit de demander des comptes sur l’usage des deniers publics dans le sport.
Et la gouvernance dans le sport tchadien, les fédérations doivent être protégées des pressions politiques pour garantir des élections libres tout en lian l’impératif à toutes les parties prenantes de travailler pour clarifier cette situation et garantir un avenir prometteur pour le football au Tchad.
Au-delà du Sénateur Laouna Ibrahim Foullah, ce dossier pose la question de la relation entre le pouvoir politique et les instances sportives au Tchad, un simple écrit par un groupe ne doit pas être possible d’interpeller un élu.
Pour l’instant, ni la FTFA ni le Sénat n’ont communiqué officiellement sur une procédure disciplinaire engagée. Le peuple retient surtout le parcours d’un homme qui a servi le football tchadien, et l’espoir que ce débat se règle dans la sérénité et dans l’intérêt du football.
Dans un communiqué de presse, le Président de la Commission Nationale des Droits de l'Homme (CNDH), Belngar Larmé Jacques appelle au respect des droits humains à Oum-Hadjer dans la province du Batha.
Le Département de Korbol serre les rangs pour le recensement. Le mercredi 8 juillet, le Coordinateur du Comité d’appui au RGPH-3 de Korbol, Me Abakar Djermah Aumi, également Président du Parti Les Leaders, a réuni à Sarh les ressortissants des deux cantons de Niellim et de Korbol. La rencontre s’est tenue au domicile du Député du Département de Korbol, Ahmed Djermah Dassering, en présence des membres du comité d’appui.
SENSIBILISER ET ÉQUIPER POUR RÉUSSIR LE DÉNOMBREMENT
Au cœur des échanges : la pertinence du Troisième Recensement Général de la Population et de l’Habitat, RGPH-3. Me Abakar Djermah Aumi et son équipe ont présenté aux ressortissants les équipements reçus par la Coordination d’appui au RGPH-3 de la province du Moyen-Chari. Ces matériels sont destinés à accompagner les équipes de recenseurs et de contrôleurs sur le terrain afin de garantir un travail de qualité.
Dans un département comme Korbol, la réussite du RGPH-3 passe par l’adhésion des communautés. L’implication des élites, des chefs traditionnels et des élus locaux est déterminante pour lever les réticences et faciliter l’accès aux ménages.
LES CHEFS TRADITIONNELS ET RESSORTISSANTS RÉAFFIRMENT LEUR ENGAGEMENT
Les chefs traditionnels et les ressortissants de Korbol ont salué cette mobilisation. Ils ont rappelé l’importance de l’opération : le recensement permettra de mieux connaître les besoins réels des populations afin de mieux planifier les actions de développement dans le département.
Cet événement conduira à des réalisations comme: la construction des Écoles, des centres de santé, des points d’eau, des routes. Toutes les données collectées serviront de base pour les futurs investissements.
« ENSEMBLE, FAISONS DU RGPH-3 UNE RÉUSSITE POUR KORBOL ET POUR LE TCHAD »
C’est le message final lancé par le comité. Un appel à l’unité pour que chaque ménage de Niellim et de Korbol accueille les agents recenseurs et réponde avec exactitude aux questions.
La coordination départementale rassure : avec les équipements déjà réceptionnés et la mobilisation des cadres, toutes les dispositions sont prises pour atteindre les objectifs fixés dans le Département de Korbol.
Le 8 juillet 2026, le Tchad a célébré la réception d'un important lot de véhicules, comprenant des ambulances et des bus, offerts par les Émirats Arabes-Unis. La cérémonie s'est tenue à la Place de la Nation et a rassemblé plusieurs personnalités, dont le Premier ministre, l'Ambassadeur Allah Maye Halina, ainsi que des membres du gouvernement.
Présidée par le Premier ministre, cette remise de véhicules représente une avancée significative dans le renforcement des capacités du système de santé tchadien. Les ambulances permettront d'améliorer la prise en charge et l'évacuation des patients, un enjeu crucial dans un pays où l'accès aux soins peut être difficile. De plus, les bus offerts contribueront à faciliter les déplacements des étudiants tchadiens, facilitant ainsi leur accès à l'éducation.
Lors de la cérémonie, plusieurs intervenants ont exprimé leur gratitude envers les Émirats Arabes-Unis pour ce geste généreux. Les motions de remerciements ont souligné l'importance de ce soutien dans le cadre des efforts du gouvernement tchadien pour améliorer les services de santé et d'éducation.
À l’issue des interventions, le Premier ministre a officiellement remis les clés des véhicules au ministre de la Santé, au ministre de l’Enseignement supérieur et au ministre chargé de la Sécurité. Ce geste symbolique marque le début d'une nouvelle étape dans la collaboration entre le Tchad et les Émirats Arabes-Unis, renforçant ainsi les liens d'amitié et de coopération entre les deux pays.
Cette dotation est perçue comme un pas important vers l'amélioration des infrastructures essentielles au bien-être des Tchadiens. Le gouvernement tchadien s'engage à utiliser ces ressources de manière efficace pour garantir que les bénéfices soient ressentis par l'ensemble de la population.
Le cap est franchi. Le Bureau de Coordination du Troisième Recensement Général de la Population et de l’Habitat, BCTR, a annoncé ce samedi avoir dépassé le seuil d’un million de ménages dénombrés. Un rythme qui rassure à mi-parcours de l’opération lancée le 20 juin. 1 150 353 Ménage recensés à ce jour Lors d’un point de presse, le coordonnateur du BCTR, Dr Robert Madjigoto, a dressé l’état des lieux. À ce jour, 1 150 353 ménages ont déjà été recensés sur un objectif national de 4 135 443 ménages. Soit un taux d’exécution de 27,8%.
Pour y parvenir, 35 931 agents recenseurs et contrôleurs sont mobilisés sur l’ensemble du territoire. Parmi eux, 60 équipes mobiles sont spécialement affectées au dénombrement des populations nomades.
Le recensement progresse à un rythme moyen de 200 000 ménages dénombrés par jour. Un rythme qui permet d’envisager l’atteinte des objectifs dans les délais. La période de dénombrement a d’ailleurs été prolongée jusqu’au 21 juillet 2026 afin de compenser le retard enregistré au démarrage.
La digitalisation au coeur du RGPH-3
L’édition 2026 marque une rupture. L’une des innovations majeures est la digitalisation intégrale des paiements. Plus de 40 000 cartes SIM ont été distribuées aux acteurs du recensement pour assurer la communication, la connectivité des tablettes et les paiements électroniques des agents.
Plusieurs milliards de francs CFA ont déjà été mobilisés pour la formation, la rémunération, la logistique et l’accompagnement des autorités administratives et des commissions locales.Des solutions face aux difficultés de terrain Le BCTR reconnaît des défis : problèmes d’alimentation énergétique et de connectivité internet dans certaines localités enclavées.
Des réponses ont été apportées
Des groupes électrogènes supplémentaires acheminés dans les zones critiques, 114 kits Starlink acquis pour renforcer l’accès à internet dans les zones les plus isolées et aux contrôleurs pour la recharge des équipements numériques
Sur le plan administratif, un comité ad hoc a été mis en place sous la coordination du ministère de l’Administration du Territoire pour traiter les incompréhensions liées aux limites administratives et cartographiques dans quelques localités.
Se faire recenser, c'est construire le Tchad
Lancé officiellement le 20 juin 2026 par le Président de la République, le Maréchal Mahamat Idriss Déby Itno, premier chef de ménage à se faire recenser, le RGPH-3 est présenté comme l’une des opérations statistiques les plus importantes de l’histoire récente du pays.
Dr Madjigoto a lancé un appel
« J’invite l’ensemble des ménages qui n’ont pas encore été recensés à accueillir favorablement les agents et à répondre avec exactitude aux questions posées ».Car l’enjeu est national : ces données serviront à orienter les politiques publiques, améliorer l’accès aux services sociaux de base et renforcer la planification du développement économique et social.
Remerciement aux partenaires
Le coordonnateur a exprimé sa reconnaissance au Gouvernement, à la Commission Nationale de la Population, CNP, et aux partenaires techniques et financiers : Banque mondiale, UNFPA, UNOPS et Moov Africa.
« Ensemble, poursuivons notre mobilisation pour faire du RGPH-3 une réussite nationale au service du développement du Tchad », a-t-il conclu.
Se faire recenser est gratuit, obligatoire et confidentiel. Les agents sont identifiables par leur badge officiel.
Dans un contexte où la transparence et la confiance du public sont essentielles, l'Union des Journalistes Tchadiens (UJT) a récemment souligné l'importance d'une communication de qualité pour favoriser l'adhésion des citoyens au processus de recensement. Lors d'une déclaration faite par son président, Abbas Mahamoud, l'organisation a mis en avant le rôle crucial des journalistes dans ce processus.
« Les journalistes ont la responsabilité d'éclairer le public sur les objectifs du recensement, de lutter contre la désinformation et de renforcer la confiance du public », a affirmé Abbas Mahamoud. Selon lui, une communication efficace et claire est indispensable pour que les citoyens comprennent l'importance de leur participation au recensement, qui est un outil fondamental pour le développement socio-économique du pays.
L'UJT a également insisté sur la nécessité d'informer correctement les citoyens sur les enjeux du recensement, afin de dissiper les craintes et les malentendus qui pourraient freiner leur participation. En effet, la désinformation peut avoir des conséquences néfastes, non seulement sur le taux de participation, mais aussi sur la qualité des données recueillies.
Le président de l'UJT a appelé les journalistes à jouer un rôle proactif en relayant des informations vérifiées et pertinentes sur le recensement. Cela inclut des explications sur la manière dont les données seront utilisées, les mesures prises pour garantir la confidentialité des informations personnelles, ainsi que les bénéfices que le recensement peut apporter à la communauté.
L'UJT rappelle que la réussite du recensement dépend en grande partie de la capacité des médias à informer et à éduquer le public. Une communication de qualité est donc essentielle pour mobiliser les citoyens et assurer un processus transparent et inclusif. L'engagement des journalistes sera déterminant pour bâtir une confiance mutuelle entre les autorités et la population, garantissant ainsi le succès du recensement.
Les actions que menent certains partenaires dont l’OIM avec l’État tchadien prennent tout leur sens lorsque l'on considère l'ampleur des inondations survenues en 2024. Selon le Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations Unies (OCHA), près de 1,94 million de personnes, soit 342 471 ménages, avaient été affectées au 1er octobre 2024, avec un tragique bilan de 576 décès. Les provinces les plus durement touchées incluent celles où intervienne l’OIM actuellement : le Lac-Tchad, le Mandoul, le Moyen-Chari, la Tandjilé, le Mayo-Kebbi Est et le Batha. A ce niveau, il faut reconnaître le non choix de la population en termes de migration. Le cas de la ville N’Djamena est très d'actualité, car l'accueil de kousseri est d'actualité.
Le Tchad, comme de nombreuses régions du monde, est confronté aux effets dévastateurs du changement climatique. La dégradation des terres, les sécheresses récurrentes, les inondations et la raréfaction des ressources naturelles bouleversent les moyens de subsistance des populations. Ces défis environnementaux poussent de nombreuses personnes à se déplacer, que ce soit à l'intérieur du pays ou au-delà des frontières. Ce phénomène a été exacerbé par la pandémie de COVID-19, qui a exacerbé les vulnérabilités existantes et modifié les dynamiques migratoires.
Kousseri reste une destination prisée
La ville de Kousseri, située à l'extrême nord du Cameroun, est devenue une destination privilégiée pour de nombreuses familles tchadiennes fuyant la crise climatique et socio-économique. Plusieurs raisons sont à évoquées mais deux d'entre elles sont principales et qui motivent cette migration : l'accès à l'éducation pour les enfants et la recherche de meilleures conditions de vie.
En ce qui concerne l'éducation qui est la première raison, des familles tchadiennes cherchent des environnements scolaires plus stables et mieux équipés avec un respect de normes établies selon les autorités en charge de l'éducation nationale. À Kousseri, les infrastructures éducatives sont perçues comme plus fiables, des établissements installés dans des endroits accessibles et confortable contre les aléas climatique ce qui incite de nombreuses familles à y inscrire leurs enfants.
La deuxième raison concerne les conditions de vie que certains jugent favorables qu’ à N'Djaména. Les conditions de logement et d'approvisionnement alimentaire à Kousseri sont jugées plus favorables. Par exemple, Mme Neloumta Mathilde A., infirmière déplacée de N'Djamena à Kousseri, souligne que les loyers y sont beaucoup plus abordables, allant de 10 000 à 60 000 FCFA, contre 25 000 à 150 000 FCFA à N'Djamena. De plus, elle fait remarquer que le Cameroun respecte sa population en matière d'approvisionnement alimentaire, avec une disponibilité accrue de produits naturels.
Les défis persistants
Malgré ces avantages, la situation reste difficile. Les conditions climatiques à Kousseri peuvent être rudes, et la gestion des infrastructures doit être améliorée. La population de N'Djamena semble parfois naïve face aux enjeux du changement climatique, ne prenant pas suffisamment de précautions pour adapter leurs modes de vie et leurs pratiques agricoles. Les inondations fréquentes obligent de nombreuses familles à fuir vers Kousseri, où elles espèrent trouver un refuge plus sûr pour leurs enfants aussi pour eux-mêmes.
L'Impact économique et social
La migration vers Kousseri a des implications économiques significatives pour le Tchad même à l'heure on ignore le nombre de personnes migrées quelqu’en soit la forme. Avec un afflux croissant de population vers cette région frontalière, il est probable que l'économie tchadienne subisse des transformations majeures. Les travailleurs expatriés trouvent souvent de meilleures opportunités à Kousseri, renforçant ainsi le lien économique entre le Tchad et le Cameroun.
Les ponts reliant les deux pays ouvrent chaque jour à 7h00 et ferment à 18h00, facilitant ainsi les échanges et les déplacements. Toutefois, cette dynamique migratoire pose également des défis en matière de gestion des ressources et d'intégration sociale à un certain niveau.
Une sensibilisation collective
Pour faire face à ces défis climatiques et migratoires, il est important aujourd’hui que l'Organisation Internationale pour les Migrations (OIM) et l'État tchadien collaborent étroitement. Des initiatives d'orientation et de sensibilisation doivent être mises en place pour informer les populations sur les risques liés au changement climatique et les stratégies d'adaptation possibles. Déjà plus d'une semaine une équipe de l'OIM est dans le sud du pays pour ce travail.
La migration vers Kousseri illustre comment le changement climatique influence les mouvements de population au Tchad. Pour garantir un avenir durable aux familles déplacées sous diverses menaces, il est essentiel d'adopter une approche proactive qui allie sensibilisation, adaptation aux changements climatiques et amélioration des conditions de vie.